Fondation Vinci, 100 000€ pour les associations œuvrant pour la politique urbaine : Gaël Perdriau appelle à une «Révolution républicaine !»

La Fondation Vinci a apporté son soutien, à 13 associations stéphanoises* œuvrant dans le cadre de la Politique de la Ville, en leur apportant à la fois un soutien financier (100 000€ pour l’ensemble des projets) et humain par le parrainage de chaque association par un cadre du groupe.

C’est dans les salons de l’hôtel de ville qu’ont été présentés, aujourd’hui, les 13 porteurs de projets stéphanois, cérémonie officielle au cours de laquelle Gaël Perdriau a déclaré :

«La fondation Vinci illustre parfaitement le rôle citoyen d’une grande entreprise. Vous savez, mieux que quiconque, que le résultat d’une entreprise ne peut se résumer à de simples bilans et autres agrégats financiers.
Une entreprise se doit aussi d’être un acteur de la société dans laquelle elle œuvre pour la prospérité collective. En apportant votre soutien financier mais aussi en mettant à disposition des compétences vous témoignez de votre volonté d’être un partenaire pérenne de Saint-Étienne» a rappelé Gaël Perdriau avant de poursuivre en soulignant que «les projets que nous allons récompenser sont l’aboutissement d’une réflexion et d’un accompagnement pensé pour les habitants avec les habitants, par les habitants.

Je profite de cette tribune pour saluer de nouveau le formidable travail des bénévoles dont l’engagement est exemplaire. Sans bénévoles il ne peut y avoir de tissu associatif ! La reconnaissance de l’action que vous menez, doit être au cœur de nos réflexions comme elle doit l’;être aussi aux cœurs de nos engagements. Le tissu associatif nous devons le protéger, et lui permettre de profiter de toutes les opportunités que nous lui offrons à travers l’engagement citoyen.»

Le maire de Saint-Étienne a rappelé que les racines culturelles de la ville la portent naturellement vers ce travail collectif où chacun apporte sa pierre à l’édifice pour créer les conditions d’un nouveau «contrat social au service de la République».

Selon Gaël Perdriau, «notre société doute profondément car le relativisme des valeurs, qui s’est progressivement installé, contribue à une forme de défiance qui la mine. C’;est donc le défi de la solidarité mais aussi et surtout celui de la justice que nous devons relever. Lorsque chacun aura de nouveau la certitude que les règles sont justes, nous aurons fait reculer la société de la défiance pour rétablir celle de la confiance,». Tout en rappelant que Saint-Étienne «ne peut faire abstraction de la richesse de tous ses quartiers» car trop souvent «on parle de nos quartiers ou de nos cités, c’est toujours pour les représenter tels des problèmes qu’il faut traiter. On oublie qu’il y a aussi de l’énergie, de l’intelligence, de la fraternité, de la solidarité et qu’il y a tant de talents».

Avant de conclure en remerciant l’engagement de tout le tissu associatif, le Maire de Saint-Étienne a exprimé son souhait de voir la ville «devenir un modèle pour notre République. Ses quartiers peuvent être autant d’opportunités saisies, la conduisant sur le chemin de la réussite. Ce que nous avons à accomplir est immense. C’est une révolution des mentalités, une révolution des comportements, un changement profond dans nos priorités et certainement aussi dans nos méthodes» tout en appelant de ses vœux à une «véritable révolution républicaine que je souhaite continuer à bâtir ici à Saint-Étienne!» qu’il a opposé au risque «d’ubérisation de l”action publique».

* FJEP Métare, Sauvegarde 42, MJC Nouveau Théâtre Beaulieu, Centre Social Le Colibri, US METARE St Étienne
Sud-Est, Agence Lyon Tranquillité Médiation, Ludothèque Les Francas, Espace Alfred Sisley, Comité des quatre
quartiers sud-est, Centre social Le Babet, Maison de quartier Le Soleil, Rues du développement durable et la Maison
d’Animation.

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Auteur de l’article : Gilles Charles

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