Contractualisation : après les élus locaux, Gaël Perdriau mobilise les présidents des associations représentatives des collectivités locales en France, Hervé Morin, Dominique Bussereau et François Baroin.

Après avoir lancé, lundi dernier, l’appel du 18 juin des collectivités locales, puis envoyé un courrier aux 322 maires et présidents des collectivités locales directement concernés par le piège de la contractualisation que le gouvernement veut imposer, Gaël Perdriau s’est ensuite adressé à l’ensemble des maires de France.

Mardi, l’ancien ministre, François Sauvadet, président du département de la Côte-d’Or rejoignait le camp des non-signataires de la contractualisation.

Aujourd’hui, ce sont 77 % des conseils départementaux qui se disent opposés à la signature de ces contrats léonins, ainsi que la très grande majorité des régions.

Le mouvement est lancé mais nous devons encore davantage l’amplifier“, affirme le maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, qui vient de solliciter les présidents des associations représentatives des collectivités locales, “pour franchir une nouvelle étape et porter, encore plus fortement ce message, qui est de plus en plus entendu et compris par les élus locaux, mais également par les Français.

C’est la raison pour laquelle, j’appelle Hervé Morin, que j’ai reçu il y a quelques jours à Saint-Etienne, Dominique Bussereau et François Baroin, présidents respectivement de l’Association des Régions de France, de l’Assemblée des départements de France et de l’Association des maires de France, à mener une nouvelle action dans les prochains jours, pour faire prendre conscience au gouvernement et au président de la République, que cette loi, appliquée sur le terrain,est mortifère”.

Et Gaël Perdriau de préciser : “les élus locaux savent à quel point l’équilibre des finances publiques est essentiel. Nous appliquons cette règle d’or qui nous impose de présenter, à juste titre, tous les ans, des budgets équilibrés. Une règle, en revanche, dont l’Etat s’affranchit.

Demain, en imposant aux collectivités locales de limiter l’augmentation de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 %, cela conduira à moins de places en crèche, moins d’aides aux associations, moins de manifestations culturelles ou sportives, moins de possibilité de soutenir les petites communes, moins aussi d’attractivité pour nos territoires.

C’est ce que nous rappellerons concrètement dans les prochains jours avec Hervé Morin, Dominique Bussereau et François Baroin”.

 

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Auteur de l’article : Gilles Charles

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