L’Appel du 18 Juin 2018 ne passe pas pour Nouvelle Gauche

Communiqué de presse des élus du groupe Nouvelle Gauche à la ville de Saint-Etienne, Myriam ULMER et Pierrick COURBON, concernant la manifestation contre le pacte financier entre l’Etat et les grandes collectivités territoriales.

Les girouettes parlent aux Français.

Gaël PERDRIAU avait convié hier les élus de Saint-Etienne Métropole à une manifestation pour dénoncer le pacte financier proposé par le Président de la République et le Gouvernement d’Edouard PHILLIPE. Celui-ci prévoit notamment un encadrement des dépenses de fonctionnement des plus grandes collectivités françaises, qui ne pourront pas augmenter de plus de 1,2 %.

Nous nous retrouvons pleinement dans ce combat contre cette mise sous tutelle déguisée des collectivités territoriales amorçant une recentralisation qui ne dit pas son nom.

En effet, comme nous avions pu le dire lors du débat budgétaire du Conseil municipal du 26 février dernier, si nous ne sommes souvent pas d’accord avec les choix politiques et budgétaires du Maire, nous défendons avec force le droit des élus à conduire leur propre politique dans les collectivités dont ils ont la charge, en vertu
du mandat que leur a confié le suffrage universel.

Toutefois, nous nous étonnons de l’attitude de Gaël PERDRIAU, puisqu’il y a tout juste un an, lors des élections législatives, celui-ci avait apporté un soutien clair et net aux candidats d’En Marche dans l’entre-deux-tours, ceux-là même qui, pour ceux qui ont été élus, mettent en œuvre la politique que Gaël PERDRIAU dénonce aujourd’hui.

La mise en scène douteuse et de mauvais goût de la manifestation d’hier (cercueil, banderole « Macron m’a tué »), ne parviendra pas à masquer les revirements de la girouette PERDRIAU, pas plus que sa tentative de récupérer l’Appel du 18 juin, car n’est pas DE GAULLE qui veut.

Que dire des élus de Saint-Etienne Métropole présents hier, dont certains ont parrainé Emmanuel MACRON lors de l’élection présidentielle, tandis que d’autres (au MoDem notamment), appartiennent à des partis composant la majorité présidentielle, et dont les parlementaires ont approuvé ce principe de pacte financier.

Fort heureusement, le ridicule ne tue pas. En revanche, la crédibilité de ces élus risque d’en pâtir.

Myriam ULMER
Pierrick COURBON

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Auteur de l’article : Gilles Charles

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