Gaël Perdriau écrit aux maires et présidents des 322 collectivités locales

Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole vient d’adresser un courrier aux présidents et maires des 322 collectivités locales directement concernées par la contractualisation imposée par le gouvernement.

Le maire de Saint-Etienne rappelle qu’il s’agit là d’un contrat léonin, dont le déséquilibre en faveur de l’une des parties est patent et ne peut conduire qu’à sanctionner l’autre. Il nous place en situation, et cela à très brève échéance, de ne plus être en capacité de poursuivre les actions et les services mis en place pour les habitants de nos territoires.

 

Bien entendu, il ne s’agit pas de renoncer à une politique de maîtrise et de diminution des dépenses que nous avons engagée dès 2014 à la ville de Saint-Etienne et à Saint-Etienne Métropole, en n’augmentant pas les impôts, comme l’ont fait beaucoup d’autres collectivités locales, malgré une baisse drastique des dotations de l’Etat.

 

Et Gaël Perdriau de poser quatre questions :

 

Qu’en sera-t-il de la survie de l’ensemble des services publics que rendent nos intercommunalités et nos communes, avec une progression des dépenses ainsi limitées et les sanctions susceptibles d’être appliquées ?

 

Qu’en sera-t-il, en dépit de nouvelles recettes, des dépenses de fonctionnement générées par les nouveaux investissements et équipements – dont certains sont en cours de réalisation – qui ne pourront plus être assumées par la collectivité locale ? Les efforts financiers devront-ils être partagés avec les communes membres ?

 

Qu’en sera-t-il , en dépit de nouvelles recettes, des dispositifs partenariaux basés sur des cofinancements avec des acteurs nationaux (ANRU, ADEME,…) ou des fonds européens dans la mesure où ils impliquent de nouvelles dépenses pour les collectivités ?

 

Qu’en sera-t-il, là aussi en dépit de nouvelles recettes, des grands événements organisés sur nos territoires, qui participent de leur attractivité, tout en générant des retombées économiques imortantes pour celui-ci ? Et cela alors même que l’Etat peut faire acte de candidature pour qu’ils se tiennent dans notre pays.

 

Nous n’en sommes plus à une incohérence près.

 

Gaël Perdriau poursuit  : Par ailleurs, le dispositif proposé pénalise les collectivités qui ont fait preuve de rigueur – et de sagesse – en ne procédant pas, ces dernières années, à une augmentation de leur fiscalité locale. C’est donc une double peine qui se profile, alors que l’on ne peut que reprocher à l’Etat de ne pas s’appliquer à lui-même le chemin vertueux des économies budgétaires qu’il veut imposer à d’autres, fût-ce par un moyen dit “contractuel”.

 

Au total, les capacités d’action des collectivités s’en trouveront grandement amputées et obérées, que ce contrat soit signé ou pas.

 

En conclusion, le maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole appelle à une démarche collective auprès du gouvernement.
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Auteur de l’article : Gilles Charles

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