Situation du centre social du Colibri : la ville de Saint-Etienne prend sa part du soutien et en appelle aux autres financeurs

A la suite d’un comité des financeurs du centre social du Colibri (quartiers la Cotonne et Montferré) qui s’est tenu lundi dernier, pour aborder les difficultés financières que rencontre cette structure, la ville de Saint-Etienne vient d’adresser un courrier aux trois autres financeurs que sont l’Etat, la CAF et le département.
Il y est longuement expliqué l’origine de la situation financière compliquée du centre social, mis en exergue par le cabinet Font, concernant un déficit structurel se manifestant dès l’année 2018, de l’ordre de 80 000 euros. A cette somme s’ajouteraient  des indemnités prud’homales découlant de procédures judiciaires en cours et d’indemnités de licenciement.

La ville de Saint-Etienne constate que suite à cette réunion de travail, et malgré leur volonté, les dirigeants du Colibri n’ont pas été en capacité de proposer des mesures concrètes et durables pour résorber ces déficits prévisionnels, malgré des recommandations répétées depuis de nombreux mois.

 

Et d’expliquer :

 

“L’analyse financière du cabinet Font démontre que ces déficits proviennent essentiellement de mauvais choix de gestion.

 

En outre, la suppression brutale des emplois aidés actée par le gouvernement a contribué à fragiliser la structure, comme de nombreuses autres sur le territoire, la privant de visibilité sur le long terme.

 

Depuis 2014, le Colibri a été pleinement accompagné par l’ensemble des financeurs dans la mise en œuvre de son projet de fusion à l’échelle des quartiers de Montferré et de la Cotonne, pensé et initié en 2011 (…).
 

Dans cette perspective, et afin de garantir la meilleure transition possible, la Ville de Saint-Etienne a consenti, pour une période temporaire et définie, au maintien des deux subventions allouées précédemment aux deux centres sociaux.

 

Ce système a permis d’élaborer un projet social qualitatif et adapté aux attentes des habitants.

 

L’engagement de la Ville et des autres financeurs à soutenir le Colibri ne peut ainsi être remis en cause : dès le début de la démarche, nous avons spécifié les limites de ce système de double-subventionnement. Les dirigeants ont pu en tenir compte lors de leur préparation des budgets prévisionnels et prévoir en fonction”.

Partant de ce constat, l’objectif de cette réunion de travail du 28 mai dernier a été de convenir d’une approche commune et concertée pour répondre aux sollicitations du centre social.

 

La ville de Saint-Etienne, consciente de l’impérieuse nécessité de garantir dès à présent la préservation des activités du centre social, qui bénéficient à ses habitants, et bien que regrettant ces erreurs de gestion préjudiciables, a pris la décision de provisionner dès à présent une aide d’urgence à hauteur de 30 000 euros

 

A partir de 2019, il sera procédé à une revalorisation de la subvention de fonctionnement versée au centre social, à hauteur de 30 000 euros dans le cadre des nouveaux critères appliqués en 2017 par son axe « animation du territoire ».

Et de rappeler :

 

“Dans un contexte budgétaire très contraint par le processus de contractualisation voulu par le gouvernement, ainsi que la baisse des dotations depuis 2014 ( -51 millions sur la période 2014-2017) qui entraîne de fait une réduction drastique des moyens dont dispose la commune, ces mesures représentent des efforts conséquents et sans précédent.

 

Ils sont néanmoins justifiés par la forte attente des habitants, qui seraient les seuls à pâtir d’une liquidation de la structure.


Ces sommes permettront ainsi d’assurer la pérennité du centre social : la préservation de l’équipement est notre seule préoccupation”.

 

S’adressant à l’Etat, la CAF et le Département, la ville de Saint-Etienne conclut :

“Partageant les mêmes considérations, nous sommes certains qu’en toute responsabilité, vous consentirez aux mêmes efforts exceptionnels pour solutionner le cas des déficits structurels.

 

La Ville ne saurait être le seul interlocuteur des dirigeants à consentir à des mesures d’urgence ; en revanche, elle accepte sans attendre de prendre sa part”.

Communiqué

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