Gaël Perdriau pointe l’incohérence de l’Etat en matière de sécurité publique

Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole et coprésident de la commission sécurité de France urbaine, vient d’adresser un courrier en réponse au préfet de la Loire dans lequel il dénonce l’incohérence du gouvernement en matière de sécurité publique.

 

Cela fait suite à une lettre du préfet de la Loire demandant que les agents de police municipale n’utilisent plus les caméras individuelles, qu’ils portent dans le cadre de leurs interventions, à compter du 3 juin.

 

Le représentant de l’Etat s’appuyant pour cela sur un décret gouvernemental relatif à l’utilisation de cet équipement, et demandant par ailleurs au maire un rapport exhaustif sur l’emploi de ces caméras individuelles. Celui-ci a, bien entendu, été produit par les services de la ville.

 

Il abonde dans le sens d’une meilleure efficacité obtenue par ces nouvelles technologies.

 

Ces caméras sont un outil précieux pour les agents de la police municipale car elles permettent de prévenir de manière plus efficace tout risque de débordement verbal ou physique.

 

Elles constituent aussi un moyen de vérifier a posteriori, de manière réelle les échanges se déroulant lors des interventions sur le terrain.

 

Et Gaël Perdriau d’affirmer : “il serait plus judicieux que le débat porte plutôt sur les nouveaux moyens dont disposera la police municipale dans le cadre de ses éventuelles futures missions plutôt que de chercher à lui en retirer. Vous n’êtes pas sans savoir que cette volonté affichée du gouvernement d’une plus grande implication de la police municipale dans la production de sécurité a été réitéré par le président de la République lors de son discours concernant la politique de la ville du 22 mai dernier”.

 

Gaël Perdriau rappelle également les efforts consentis par l’équipe municipale pour la tranquillité publique et l’efficacité avérée des caméras individuelles :

 

“Nous avons notamment procédé au recrutement de 60 agents supplémentaires, multiplié par deux le nombre de caméras de vidéosurveillance portant le total à 270 et ouvert un nouveau poste de police municipal pour mieux accueillir le public.

 

Les caméras individuelles permettent d’apaiser les relations entre les usagers et les forces de l’ordre d’une part. D’autre part, les films de ces caméras peuvent être exploités et mis à la disposition de l’officier de police judiciaire dans le cadre d’enquêtes à mener. Les services de l’Etat sont donc aussi les bénéficiaires de tels dispositifs ce qui accroît, vous le comprendrez, mon étonnement“.

 

…et c’est un euphémisme.
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Auteur de l’article : Gilles Charles

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