Qui se souvient des tartines au Sarasson ?

On a souvent évoqués les lieux stéphanois, mais on avait oubliés les papilles ou plutôt les saveurs stéphanoises.

Qui se souvient des tartines de sarasson, avec cet aspect de fromage blanc battu. Cette production est traditionnelle dans les départements de la Loire, de l’Ardèche, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme.

Le sarasson peut être fait nature ou assaisonné de fines herbes. Un certain nombre d’ingrédients sont alors utilisés d’une façon variable selon les lieux de production. Les plus courants sont la crème fraîche, le jus de citron, la ciboulette, l’estragon, le cerfeuil, l’échalote, le vinaigre de vin, l’huile, une gousse d’ail, du sel et du poivre…

une des recettes :

200 g de fromage frais de vache,
sel,
poivre,
deux cuillères à soupe de ciboulette finement ciselé,
une cuillère à soupe de vinaigre de vin,
deux cuillères à soupe d’huile,
une échalote hachée,
un ail dégermé et haché.
Mélanger tous les ingrédients.

Pour obtenir le babeurre, résidu du petit lait laissé par le beurre dans la baratte, il est nécessaire de déverser ce liquide dans de l’eau bouillante pour le faire précipiter. Les grains coagulés remontent alors à la surface et sont récupérés dans une toile, puis mis à égoutter pendant vingt-quatre heures. Cette pâte, une fois malaxée, va prendre la forme du contenant dans laquelle on la place.

À Saint-Étienne, le vendredi, jour maigre, les producteurs vendaient du sarasson en l’enveloppant dans une feuille de chou. Aujourd’hui, on donne son nom à un fromage blanc industriel qui ne lui ressemble en rien. Mais on peut toujours trouver le véritable sur certains marchés de la Loire, en particulier celui de Montbrison.

À Jullianges, il existe une fête du sarassou avec dégustation qui se déroule chaque second dimanche d’août. Cette manifestation a donné naissance à la Confrérie du sarasson.

Sarrasson (n.m) : Fromage frais, issu du babeurre et plus généralement ce fromage assaisonné (sel, poivre, pourette, vinaigre), souvent mangé avec des pommes de terre. La Dédette, j’aimerai bien qu’elle me fasse un vrai repas de Sainté, un barboton, une rapée et du sarasson, puis pour terminer des bugnes.

***si vous avez des recettes stéphanoises, bugnes, rapées, etc …lestephanoisalaradio@gmail.com***

 

Partager cet article :

Commentaires

    FAURE GC

    (30 juin 2018 - 11:16 )

    un mot magique que mon père utilisait!

    MADELAINE N

    (3 novembre 2018 - 1:58 )

    Je me souviens surtout de ma mère qui en faisait quand nous manquions d’argent avec des pommes de terre. J’ai toujours adoré ce plat simple. Miam !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *