Les Stéphanois : L’Ecole des Mines : une institution stéphanoise.

Pierre Mazet (http://www.pierre-mazet42.com/) auteur de nombreux Polars et passionné d’Histoire nous présente des stéphanois dont parfois nous ignorons l’existence, ou pas….

Vu le succès de ces chroniques, l’idée d’une parution les regroupant toutes sur un livre germe….

Aujourd’hui : L’Ecole des Mines : une institution stéphanoise.

L’Ecole des Mines de Saint-Etienne a une histoire riche et passionnante, intimement liée à celle de la ville. Elle a accompagné le développement du territoire stéphanois et au-delà, lorsque ses élèves au XIXe siècle dirigeaient les sites d’exploitation minière, les forges et les usines sidérurgiques alors en plein essor.

Elle a vu le jour à la suite d’une défaite, celle de Waterloo. Le traité de Vienne, qui la suit, prive l’Etat français des écoles pratiques des mines de Geislautern et Pesey alors que pointe l’aube de la révolution industrielle. Le 2 août 1816, une ordonnance royale porte création d’une “école des mineurs de Saint-Étienne”, ville alors en plein essor grâce à ses mines de charbon. Les premiers élèves ne furent accueillis que le 9 février 1818.

Pour entrer à  l’école, quatre conditions étaient exigées (outre le fait d’être de sexe masculin): savoir lire et écrire, être âgé de 15 à  25 ans, posséder un certificat médical témoignant de sa bonne condition physique, s’être fait délivrer un certificat de bonnes moeurs. Derrière cette création, il y a l’obstination d’un homme : Louis-Antoine Beaunier, ancien directeur de l’Ecole pratique des mines de Geislautern, dans la Sarre.

Parmi les élèves des deux premières promotions : Fourneyron et Boussingault. Le premier inventa la turbine hydraulique, le second fut un grand chimiste et agronome, membre de l’Institut. En réalité, au lieu de maîtres-mineurs, les vingt élèves sortis brevetés parmi les trois premières promotions, à  quatre exceptions, occupèrent des postes d’ingénieurs des mines.

Le 12 février 1848, l’école s’installa dans le domaine de Chantegrillet. Trois bâtiments composaient la propriété, acquise par l’Etat. Le château (deux étages) accueillait les logements du directeur et des professeurs ; un bâtiment de trois étages pour les salles de cours et un autre pour les salles d’études. Le 30 mars 1882, un décret conféra à  l’école le titre d’” Ecole des Mines“. En 1908, elle devient « l’Ecole nationale des mines de Saint-Etienne ».

Elle s’installe définitivement sur le cours Fauriel en 1927 après deux ans de travaux. L’édifice est réalisé dans un style néo-classique. En 1969, un premier agrandissement est fait avec l’ajout d’un bâtiment au sud.  De 1973 à 1975, d’autres ajouts sont réalisés avec d’abord la construction au nord de la Rotonde en 1973 suivi d’un autre bâtiment en 1974, puis d’une nouvelle construction, à l’arrière de l’édifice initial, en 1975.

De 1991 à 1996, dans le cadre d’un grand plan de rénovation, l’école s’étend sur le site de Manufrance-Fauriel. Elle acquiert ainsi 5 800 m² supplémentaires sur cinq niveaux. En 1998, la Rotonde devient un Centre de culture scientifique, technique et industrielle inauguré officiellement le 11 juin. Aujourd’hui, l’Ecole des Mines figurent parmi les plus recherchées des écoles d’ingénieurs françaises.

Elle offre un large panel de formations. Une vingtaine de masters sont accessibles dans les domaines pointus de l’industrie contemporaine. Bel exemple de reconversion réussie. Pour la petite histoire elle a accueilli Jules Garnier, dont nous avons brossé le portrait dans une chronique précédente voir : http://www.gillescharles.fr/2018/02/07/les-stephanois-un-garnier-peut-en-cacher-un-autre/ .

Pour en savoir plus : https://www.mines-stetienne.fr

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