Rencontre en couleurs avec Misty Artiste Vendéenne

C’est sous son masque que j’ai fait la connaissance de Misty, artiste peintre Vendéenne. Une artiste qui est dans un monde de couleurs mais qui veut rester discrète et garder ses mystères.

J’ai quand même réussi à la faire poser pour une photo et lui poser quelques questions lors du vernissage de l’exposition stéphanoise, “Love Color” du 28 Avril au 19 Mai à la galerie Chrysalive au 4 Montée de Vourlat.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de créer un monde en couleurs ?

C’est la grisaille de ma vie …et un coup dur qui a complétement fait basculer ma vie à 49 ans.

Quel est ton parcours et comment tu t’es mise à créer ?

Enfant j’adorais dessiner, la musique, la danse, chanter plus un intrus : “le hand-ball ” … l’art était déjà en moi bien à l’abri ! Adolescente j’ai pratiquée tout ça …

Mes études : BEP sanitaire et social qui m’a fait devenir animatrice (tout public : enfant, handicapé, sénior). Mais l’histoire de toute ces personnes m’affectait beaucoup et j’ai dû trouver une autre voix, je m’investissais trop, mes émotions prenaient le dessus .Je me suis dirigée vers la photogravure avec un vieux métier : “monteuse incorporatrice quadri“. J’adorai l’image, sentir la matière des film a couper scotcher pour les imprimer, et puis l’informatique est passé par là et je me retrouvais face à un écran et un clavier : “c’était si froid et impersonnel ! Enfin il y avait du positif aussi, le gain de temps et la qualité numérique ! On appel ça l’évolution !

Et puis chômage …

Illumination (rire) : Je vais faire les marchés puisque je ne trouve pas de travail (sauf quelques missions d’intérim). Je me lance dans la vente de nappes anti-tâche et des produits régionaux, c’était pas grandiose mais j’arrivais à manger à ma faim.

De passage à Saint-Etienne pour une première exposition, quel est ta vision de Saint-Etienne et compte-tu y revenir ?

Déjà, j’ai reçu un accueil très chaleureux dans la galerie Chrysalive de Sylvie Jourget et des stéphanois que j’ai pu rencontrer.

Anecdote sur Saint-Etienne, à l’adolescence, j’étais tellement fan de l’équipe de football 1976 et son mythique stade. J’avais ramassé 22 trèfles à 4 feuilles et les avait envoyée au stade pour l’équipe ainsi que pour les remplaçants. Donc aujourd’hui me retrouver face à ce stade et repenser à çà : waouh !

Et puis son histoire avec les manufactures, cette architecture si particulière d’usine et de ville ouvrière, sans oublier les maisons art-déco que j’ai pu apercevoir en roulant.  Féliciter aussi tous les efforts qui sont fait dans cette ville pour promouvoir l’art. Même si y circuler relève pour moi du parcours du combattant…même mon GPS, lui même c’est perdu a cause des travaux !

j’y reviendrai déjà pour le décrochage de mes toiles le 19 Mai2018 et pourquoi pas y revenir, l’avenir nous l’apprendra, et je tiens à remercier toutes les personnes présentes au vernissage ainsi que les élus chargés à la culture (Mme Pibarot et M. Boucher qui représentaient la municipalité).

Quel est ton programme dans les semaines qui viennent ?

Evidement PEINDRE, je peins tous les après-midi, c’est vitale. Je prépare une exposition à Nîmes pour le 1er juin au : “Labo d’îvan de Nîmes” un talentueux artiste qui a ouvert sa galerie et qui veut exposer mes créations.

Est-ce que ton travail va évoluer avec le temps et y a-t-il un but à atteindre ?

Je suppose que ma peinture évoluera, je peins instinctivement sans trop savoir au départ le résultat final.

J’ai deux buts : un personnel qui est d’être heureuse de peindre et le second est de partager l’art avec les autres (le mien et celui d’autres artistes) pour leur apporter de la gaîté, que toutes les personnes n’ayant pas accès à la culture puisse y avoir accès grâce à facebook (pour ne pas le nommer, je ne suis pas sur d’autre réseaux sociaux).

Merci Misty pour cette rencontre imprévue et en couleurs et en toute transparence…(peux-tu me poser ces questions avec “tu” je n’aime pas le vous me concernant : restons simple !) et Merci Sylvain et Michel Dieudonné pour les photos…

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Auteur de l’article : Gilles Charles

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