José Rodrigues Dos Santos, journaliste et romancier portugais de passage sur LOIRE FM

Dans le cadre du Printemps culturel portugais de la Faculté Arts, Lettres et Langues, l’Université Jean Monnet reçoit le célèbre journaliste portugais et écrivain, José Rodrigues dos Santos, jeudi 29 mars. Il s’exprimera autour de la question « Le fascisme peut-il encore exister ? » évoquée dans la trilogie romanesque qu’il a publiée en 2016 : As Flores de Lótus, O Pavilhão Púrpura, O Reino do Meio.

Cet évènement permettra de mieux faire connaître au grand public cet auteur reconnu pour créer des univers singuliers dans ses romans grâce à sa passion, sa curiosité et son travail de journaliste et de chercheur. D’autres rencontres sont prévues avec l’auteur, vendredi 30 mars à 18h, à la Librairie de Paris à Saint Étienne et samedi 31 mars à 11h, à l’Institut de Langue et de Culture Portugaise à Lyon.

J’avais croisé la route du présentateur phare du journal télévisé de 20h pour les chaines RTP1, RTP Internacional, RTP África et RTP Mobile en 2015. José António Afonso Rodrigues dos Santos est un journaliste et écrivain portugais né au Mozambique.

José António Afonso Rodrigues dos Santos a déjà écrit cinq essais et neuf romans, dont plusieurs best-sellers traduits dans plus de 18 langues. Également grand reporter, il est correspondant pour CNN et la BBC, José Rodrigues Dos Santos à parcouru le monde pour couvrir les plus grands conflits (Israël, Palestine, Liban, Irak, Bosnie, Serbie…) et a été primé trois fois par CNN. Il est également professeur à l’Université de Lisbonne. J’ai rencontré un homme fort sympathique et disponible, le paradoxe de mes rencontres, plus ils sont connus plus ils sont humbles, extraits de notre conversation du 5 Mars 2015.

Qu’est ce qui vous a donné l’envie d’être journaliste ? C’était pas vraiment une envie, quand j’étais au lycée, je ne savais pas quoi faire et je dessinais très bien. J’ai fait un test de psychologie appliquée, et le résultat était architecte. Et je me suis dit, oui c’est vrai que j’aime les mathématiques, mais je voudrais une autre opinion. Nous avons refait des tests, et il y avait deux hypothèses, pilote air force ou journaliste, air force ce n’est pas très bon, parce qu’à 30 ans c’est fini, mais journaliste pourquoi pas. Et c’est ainsi que les choses ont commencées, j’ai choisit les études de journalismes et je suis devenu journaliste.

Comment passe t-on de journaliste à écrivain ? C’est une évolution, c’est grâce à ma thèse de doctorat, (José Rodrigues dos Santos est titulaire d’un doctorat en sciences de la communication avec une thèse portant sur les reportages de guerre), que j’ai publié ensuite en livre, et le président de l’association portugaise des écrivains, m’a dit j’ai lu votre livre, et je pense que vous êtes un romancier. J’ai rigolé, il aurait pu me dire aussi, que je suis un astronaute, car je ne l’ai jamais pensé. Il avait un magasin littéraire, et il m’a dit je veux un petit conte pour mon magasin, pouvez vous me l’écrire ? Je me suis demandé ce que j’allais faire, j’avais une obligation vis a vis de lui et je ne pouvais pas refuser, car j’avais envie de dire non. J’ai utilisé une chose dans mon doctorat, j’ai commencé à écrire un petit conte, autour de cette recherche que j’avais faite pour ce doctorat, et je me suis vite rendu compte que ce petit compte avait déjà 200 pages. C’est donc devenu mon premier bouquin, mon premier roman, et après cela je suis devenu accroc. Parce que j’ai découvert que la fiction me libérait de certaines règles du discours non-fictionnel, dont j’ai parlé pendant la conférence. Et j’ai trouvé qu’il y avait une puissance très grande dans l’écrit, dans la fiction. J’ai donc commencé à écrire après cela et finalement, le président de l’association portugaise des écrivains n’a jamais eu son conte.

Vous êtes aujourd’hui à Saint-Etienne, ville avec une forte communauté portugaise, cela représente quoi pour vous d’être à Saint-Etienne ? Le fait d’avoir été invité par l’institut de la langue portugaise, alliance Française-Portugaise, je connais Saint-Etienne de réputation, dès l’age de 16 ans, à cause de Michel Platini. Parce qu’il jouait pour les verts, il était très connu, mais je n’étais jamais venu ici. Alors c’est la première fois, et la première chose que j’ai dit en entrant : c’est la ville de Michel Platini. Peut-être il n’est pas né ici (Michel Platini est né le 21 juin 1955 à Jœuf en Meurthe-et-Moselle en Lorraine), mais il était connu au travers de Saint-Etienne. Mon rapport avec Saint-Etienne c’est avec le football.

Quel est votre meilleur souvenir professionnel ? C’est impossible de dire cela, un voyage que j’ai vraiment aimé, c’était mon voyage en antarctique pour un roman que j’ai écris, et c’était une chose fantastique. Mais la chose la plus importante de ma vie c’était peut-être ma thèse de doctorat, parce qu’elle m’a permis de faire le pont entre l’université, le journalisme et les romans. Parce que c’est grâce à cela que je suis devenu un romancier, je trouve que c’est la chose la plus importante que j’ai fait dans ma carrière professionnelle.

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Auteur de l’article : lestephanoisC

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