Les Stéphanois : Un Garnier peut en cacher un autre !

Pierre Mazet (http://www.pierre-mazet42.com/) auteur de nombreux Polars et passionné d’Histoire nous présente des stéphanois dont parfois nous ignorons l’existence….

Aujourd’hui Jules Garnier : L’homme du nickel

Un Garnier peut en cacher un autre ! Précédemment, nous avons évoqué, Francis Garnier, explorateur du Mékong.

Voici aujourd’hui, Jules Garnier, stéphanois lui aussi, et découvreur, en Nouvelle Calédonie, d’un nouveau minerai de nickel : la garniérite. Jules Garnier voit le jour au 23 rue Charles de Gaulle (alors dénommée rue de Roanne) le 25 novembre 1839.

Une plaque apposée sur la façade de l’immeuble en fait foi. Au cours de sa scolarité, il dédaigne quelque peu les manuels scolaires au profit des récits d’aventures, les exploits du capitaine Cook le passionnent. Au lycée, son bulletin scolaire fait état « d’un élève intelligent, mais paresseux ». Cependant, il sort de l’Ecoles des Mines avec un rang honorable. Il travaille deux ans aux Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer.

En 1863, la grande aventure commence. Il est envoyé à Nouméa comme chef du service des mines de Nouvelle Calédonie. A Paris, il se dit que le Caillou regorge de charbon, de l’or y a même été trouvé. L’étude des gisements aurifères du Caillou constitue d’ailleurs l’un des objectifs majeurs de la mission de Jules Garnier.

C’est lors de ce périple que son regard est attiré par des amas de roches vertes dont il envoie quelques échantillons à un minéralogiste américain. Les conclusions sont limpides : Garnier vient de découvrir les énormes gisements de nickel de Nouvelle-Calédonie. De retour à Paris, il est couvert d’honneur. Mais pendant dix ans, il va se désintéresser de sa découverte.

Entre temps, la prospection s’est développée et les premiers lots de minerai arrivent en Europe. John Higginson, un aventurier australien, ayant obtenu le renfort de deux bagnards pour l’extraction, réussit à créer une très importante usine, dotée de deux hauts-fourneaux ! Garnier réagit en créant à Septèmes, dans les Bouches-du- Rhône, une fonderie de nickel. Lassés par une guerre commerciale sans fin, les deux hommes décident, en 1880, de s’entendre et d’implanter leurs moyens de production sur un seul site situé en Nouvelle-Calédonie. Ainsi naît la société Le Nickel, qui deviendra propriété de la famille Rothschild avant de passer sous le giron d’Eramet en 1971.

Jules Garnier commence en 1883, une nouvelle vie d’ingénieur-conseil, pour le compte de grandes entreprises minières internationales. Il a ainsi participé à l’élaboration de projets miniers sur la quasi-totalité des continents. Mais son nom demeure attaché à la découverte du nickel, qui a si profondément bouleversé l’économie et la société calédonienne.

Il décède en 1904, et enterré au crêt de Roch, où sa tombe est toujours visible. Il existe également une allée Jules Garnier (derrière l’Esplanade, ancienne Maison de la Culture) et une plaque est apposée sur sa maison natale, rue Charles de Gaulle.

Deux sites intéressants ont aidé à rédiger cet article, merci à leurs auteurs.
http://www.jules-garnier.com
http://www.foreziens-en- caledonie.com/garnier5.htm

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