Rendez-vous avec Virginie LEDOYEN

Virginie Ledoyen est au casting de Mélancolie ouvrière, téléfilm réalisé par Gérard Mordillat tourné dans la region de Saint-Julien-Molin-Molette. Un tournage pour la chaine Arte, qui a duré tout le mois d’avril, l’occasion pour moi d’aller sur le tournage à quelques kilomètres d’Annonay, et de rencontrer certains des protagonistes de cette fiction, fiction adaptée de l’essai de Michelle Perrot sur la vie de Lucie Baud, une ouvrière d’origine paysanne, première femme syndicaliste et féministe du début du XXe siècle. Lucie Baud fonda en 1902 le Syndicat des ouvriers et ouvrières en soierie du canton de Vizille.

Une journée de plaisir ou j’ai assisté au tournage de différentes scènes, et le bonheur d’être guidé par Odile Conseil qui a été un amour de gentillesse. Virgine Ledoyen qui a commencée sa carrière d’actrice en 1979 (à l’âge de trois ans) en participant à des publicités, à partir de 1986 elle apparaît dans plusieurs clips, puis au cinéma, on se souvient ensuite de son aventure hollywoodienne en 2000, ou elle tenait le premier rôle féminin du thriller d’aventures La Plage, du britannique Danny Boyle, dont le tournage dans les îles Phi Phi, en Thaïlande, c’est fait aux côtés de Leonardo DiCaprio et de Guillaume Canet.

En 2017, le 20 Avril précisement elle avait rendez-vous avec Gilles Charles pour un dialogue très sympathique et souriant, dont voici quelques extraits, l’intégral a été diffusé dans un spécial “Mélancolie ouvrière” sur Loire FM 100.9 et est disponible sur Youtube.

Bonjour Virginie Ledoyen, avant de parler de mélancolie ouvrière, je voulais vous demander comment avez vous trouver notre belle région AURA et si vous avez eu le temps de vous intéresser à ses habitants ?

Bonjour, alors oui…je découvre cette région que je ne connaissais pas, je m’y suis balladée. D’abord je la trouve d’une immense beauté, vraiment. Je ne suis pas allez du coté de Saint-Etienne, je suis juste arrivé à Saint-Etienne, je suis allée davantage sur Saint Julien-Molin-Molette, jusqu’à Valence, le Pilat…C’est vraiment splendide, c’est une région que j’ai envie de découvrir encore, j’ai envie de revenir en touriste.
 
Vous n’aviez jamais tournée dans la région ? Non, jamais c’est la première fois.
 
Comment etes-vous arrivée dans ce role de Lucie Baud ?
En fait, je connais Gérard Mordillat depuis de nombreuses années et la première fois qu’il m’a parlé de ce projet, c’était il y a déjà 4 ans, et j’ai trouvée que c’était une idée magnifique que de faire enfin exister cette femme qui est très très méconnue de l’Histoire. Et puis ensuite Gérard avait d’autres projets, et enfin aujourd’hui on le fait, et j’en suis vraiment enchantée. Il y aura une sortie en salle et une diffusion sur Arte.
 
Est ce que l’on joue différement lorsque c’est pour la télévision ou le cinéma ?
Non, heureusement. Et puis Gérard c’est un cinéaste, il a la même exigence quelque soit le support pour lequel il s’exprime. C’est un cinéaste, on fait du Cinéma.
 
Vous retrouvez vous un peu dans la personnalitée de Lucie, cette dame du début 1900 et qui s’est engagée dans le syndicalisme ?
C’est compliqué de s’y retrouver parce que je n’ai pas du tout sa vie, parce que le monde a changé, après j’aimerai lui ressembler. (Rires) Ça c’est autre chose, pas parce qu’elle est la première femme syndicaliste française, mais parce qu’elle a une humanité, une générosité et un altruisme qui sont bouleversant. On a tous envie d’être capable d’autant d’abnégation et du sens commun comme elle, elle l’a.
 

C’est un personnage dont vous aviez déja entendu parlé ou vous l’avez découverte au travers de cette oeuvre ?

Non, je l’ai découverte par Gérard. Je ne la connaissais pas du tout.
Y a t’il encore des personnages que vous revez de jouer ?
Oui il y en a plein, heureusement. Le monde est riche de personnage. Et j’irai même plus loin, c’est à dire, il y a les personnages connus et pleins d’inconnus que j’aimerai jouer.
 
Joue t’on différement selon que son personnage a existé ou si c’est un personnage de fiction ? Comme pour Lucie ?
Cela doit dépendre…Après il y a une adaptation de sa vie, qui est faite, moi qui m’a plut. Moi je ne cherchais pas la composition parfaite de Lucie, pour Lucie c’est différent parce qu’il y a une seule photo qui existe d’elle et nous ne sommes pas certains que se soit elle. Donc on ne peut pas être dans une imitation physique, l’idée ce n’est pas de lui ressembler trait pour trait, de parler comme elle. Pour moi cela n’a pas beaucoup d’intérêts, et beaucoup de sens.
L’intérêt c’est son histoire, son combat, l’intérêt c’est sa vie. C’est comment cette femme est devenue syndicaliste, non pas parce qu’elle était politisée. La force des choses, la situation dans lequel, elle et ses compagnes vivaient, l’on amenés au syndicalisme. C’est ce qui est très beau dans le personnage de Lucie Baud. Ce n’est pas une théoricienne, ce n’est pas une femme politique, c’est une ouvrière, une femme ordinaire, qui devient extraordinaire par sa prise de conscience de l’injustice dont elles sont toutes victimes, et de la maltraitance dont elles sont les victimes.
 
Est ce qu’a la fin de cette oeuvre le téléspectateur aura perçu un message, ou c’est simplement une histoire comme les autres ?
Non je ne crois pas, je ne crois pas que c’est une histoire comme les autres. Parce que ce n’est pas une histoires comme un autre, ce n’est pas un film militant dans le sens ou il n’est pas dogmatique ce film. Après si le public est touché par cette femme, il est touché par sa problèmatique. Donc s’il y a un message qui doit être délivré, je trouve cela très prétentieux, mais en tout cas, s’il y a un message c’est celui d’être ouvert sur le monde. Et de ne pas penser qu’à soit…
 
Peut on faire le parallèle entre cette histoire au début du XX ème siècle et aujourd’hui, la condition de cette femme et les ouvriers ou encore les chomeurs d’aujourd’hui ? Oui c’est un éternel combat, et un éternel recommencement. Après il y a eu des grandes avancés heureusement, et grâce à des femmes comme elle. Des femmes et des hommes, mais oui de toute façon l’exploitation humaine elle n’a pas cessée en 1905…
 
Est ce également un film féminin, sur la condition féminine ? Oui, parce que l’on en parle assez peu, c’est étrange d’ailleurs. Parce que l’on pense souvent qu’au 19 ème siècle les femmes étaient des bourgeoises, qui restaient à la maison, pour s’occuper des enfants. Pas toutes, mais la plupart c’etait pas le cas de toutes les femmes, les femmes on toujours travaillées, ne parlont pas pendant les guerres, parce que si les femme ne travaillent pas c’était très compliqué. Mais oui bien sur.
 
Etes vous déja projetée sur l’avenir, sur de nouveaux rôles ?
La je suis dans celui-ci, je ferais d’autres choses après. Mais aujourd’hui ce qui m’importe c’est ce rôle. Je suis très heureuse de jouer ce personnage dans ce film la, mis en scène et écrit par ce metteur en scène qui est Gérard Mordillat, vraiment. Gérard est quelqu’un de très fidèle, il travail avec les mêmes personnes depuis très longtemps, moi je suis une petite nouvelle. J’espère bien gagner mes galons d’ancienne, j’aimerai beaucoup faire partie de cette famille.

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Auteur de l’article : lestephanoisC

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