Qui se souvient de l’Arc de triomphe Stéphanois ?

Si les capitales de Paris et Rome ont leur arc de triomphe, en haut des champs Élysées à Paris, et l’arc de Constantin à coté du Colisée à Rome. Saint-Etienne aussi a eu son Arc de Triomphe, un monument ephemere. Cétait les 29 et 30 mai 1898, place Fourneyron, pour la venue du président de la République Félix Faure.

Si la visite de Félix Faure à Saint-Étienne n’a duré que deux jours, elle a nécessité près de sept mois d’une préparation minutieuse.

Arrivé sous l’arc de triomphe édifié par la rubanerie, des jeunes filles, des plieuses, offrent des fleurs au chef de l’Etat au nom des fabricants de ruban. Pour la petite histoire, cette initiative avait perturbé toute la corporation : les ourdisseuses, jalouses de l’honneur fait aux plieuses, avaient écrit une amusante lettre au directeur du Stéphanois, le quotidien de l’époque.

Monsieur Félix Faure était un président voyageur, ce qui le rendait populaire auprès des populations qui aiment l’apparat des cortèges officiels. Parmi les multiples voyages effectués par Félix Faure au cours de son mandat, c’est une vingtaine de déplacements dans 41 départements environ. Le chef de l’Etat fut l’invité de la cité stéphanoise les 29 et 30 mai 1898.

A l’époque, la cité stéphanoise compte environ 140 000 habitants et tous se préparent à accueillir Félix Faure. En effet, depuis la visite de Louis Napoléon Bonaparte en 1852, aucun chef de l’État ne s’est rendu dans la capitale du Forez. Celle-ci a souffert jusqu’alors de l’écrasante suprématie de sa voisine, Lyon, qui a eu les honneurs de plusieurs visites présidentielles.

C’est pourquoi la ville entière est en effervescence : dans les rues que doit traverser le cortège présidentiel, des peintres recouvrent de blanc les façades des maisons ternies par la poussière descendant des hautes cheminées. Car Saint-Étienne, c’est la ville noire, la ville du charbon, des usines, de la métallurgie et des fabriques d’armes.

Elle est toute entière construite sur des galeries pour certaines toujours en cours d’exploitation. Mais c’est également la ville des soieries et des rubans multicolores, dont la renommée a traversé les frontières. C’est cette diversité qui fait de Saint-Étienne une des premières villes manufacturières du pays.

Source : http://doc.sciencespo-lyon.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/Cyberdocs/MFE2007/hayot_c/pdf/hayot_c.pdf

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