Rendez-vous avec Arnaud Ducret

Multi-cartes, Arnaud Ducret est avant tout un homme généreux. Généreux avec son public, car c’est la première fois que j’assiste, et dans la bonne humeur à une séance photo après un spectacle, aussi longue. Généreux sur scène avec une galerie de personnages pittoresques, généreux en m’accordant du temps, moi l’inconnu à la casquette. Alors si Arnaud a commencé par chanter dans un groupe de gospel, il a ensuite enchainé, télévision, cinéma, et spectacle. Il a décidé de nous faire plaisir… mieux même, de nous faire mourir de plaisir.

Ce qui n’est pas grave car dans « mourir », il y a « rire ». Et ce Rouennais, qui mesure bien 20 cms de plus que moi tout en étant né 10 ans après, à été généreux jusqu’au bout puisqu’il a répondu à mes questions.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de monter sur scène ? Comme c’est un rêve de gosse déjà, l’envie elle est là, depuis que je suis tout petit. Et puis après c’est de voir les gens, comme ce soir, debout, d’être avec les gens. La connivence que j’ai avec les gens, c’est comme des potes autour d’une table, c’est les gens qui me donnent envie. Et quand il y a de plus en plus de monde qui viennent, tu ne t’en passe plus.

Quels sont les sujets qui vous inspirent, quand vous écrivez ? La vie de tous les jours, là c’est mon prof de karaté quand j’étais gamin, c’est des gens que j’ai rencontrés, des personnalités fortes qui vont me marquer, je les photographies dans ma tête et après je les utilises. John Breakdown c’est pour ainsi dire moi qui a écrit tout le sketch, avec Jérome Commandeur nous avons écrit, maitre Li, la boite de nuit. J’ai écris avec Xavier Mingon, le médecin. Je me met debout et j’improvise et je balance les vannes.

Vous êtes aujourd’hui à Saint-Etienne, cela représente quoi pour vous de jouer pendant le festival des Arts Burlesques, votre spectacle ? Ce qui me fait quelque chose c’est que l’an dernier, j’étais dans une salle de 400 et il n’y avait que 300 personnes, je n’avais pas rempli. Et que c’était complet ce soir, avec 800 personnes et que c’était énorme. Cela veut dire que ça ne fait que monter et c’est génial. Je suis content. Je prend des murs de rire, c’est comme une drogue, tu prend tellement d’amour des gens que tu en veux toujours plus. Pour l’instant je vais me contenter de cela, mais c’est bien. J’aime cela, je suis un mec généreux, sur scène il faut en donner aux gens.

AdVous êtes sur scène, à la télévision et au cinéma, c’est quoi votre « kif » ? Tout me plait, hier j’ai tourné parents mode d’emploi, Avec Alix nous avons eu des fou-rires, nous nous sommes éclatés tous les deux. Je savais que je revenais sur scène que j’allais retrouver mon public, cela me fait une petite bulle d’air, parce que mon public, c’est une connivence que nous avons tous les deux, le public et moi. Je peux donc vivre cela qu’avec eux. Mais tout me plait, comme doubler un dessin animé, c’est des expériences différentes. Et tout va ensemble.

Ma dernière question, aujourd’hui il vous reste un rêve fou ? Ah oui, j’en ai. Si je veux tous les réaliser, bien sur, moi je suis un passionné, j’ai pleins de rêves, mais des rêves pas forcement artistique. Des rêves de vie, comment finir ma vie ou des rêves pour mes proches, pour être entouré des gens que j’aime. Maintenant j’ai plein de choses qui vont arriver artistiquement, mais je me dit déjà, que j’ai beaucoup de chance, comme cela ça me permet de garder les pieds sur terre.

rencontre du 15 Février 2015

Partage sur Facebook

Partager cet article :

lestephanoisC Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *