Rendez-vous avec Olivier Dartigolles

Ma vie est aujourd’hui faite de rencontres, inconnus, artistes, et même quelques anciens ministres, j’ai même l’impression au fur et à mesure d’avoir acquis un peu de crédit. Alors toujours à l’affut, et toujours dans le questionnement pour comprendre, ou essayer d’avoir des réponses, je vais poser quelques questions.

C’est donc aujourd’hui, avec un jeune homme politique d’envergure national, que j’ai posé mes quelques questions, Olivier Dartigolles, est le porte-parole du PCF et élu de la majorité municipale à Pau, en charge des questions de la jeunesse. Enseignant en histoire, titulaire d’un DEA obtenu en 1994 à l’université Michel de Montaigne Bordeaux III, il devient secrétaire départemental du PCF dans les Pyrénées-Atlantiques et membre du Conseil national en 2000, lors du congrès de Martigues. En 2008, il est élu à la direction collégiale, chargé de la communication, la presse et les médias et reste porte-parole. C’est avec son accent chantant qu’il m’a répondu, et encore une rencontre très enrichissante pour moi, sans aucun doute un homme d’avenir…

Comment est né votre engagement politique ? Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes, moi oui. Je suis marqué dans la vie familiale, par un grand oncle déporté à « Dachau », qui est revenu, son frère à été fusillé, donc cette mémoire familiale, est à la source de mon engagement.

C’est quoi être « communiste » en 2015 ? C’est conserver une force, de rêves, d’émancipation, d’utopie intact, c’est penser que l’histoire est devant nous, et que les forces de progrès seront toujours supérieur aux marchés, aux casseurs de rêves et d’avenir. Moi je trouve dans l’actualité au quotidien, l’urgence de réponses novatrices, et derrière j’y met le mot de communisme. Alors je sais que ce terme a été entaché, ensanglanté par le siècle passé, mais qu’il conserve toute sa capacité, sa possibilité subversive, de solutions. Mais c’est une bataille.

Comment expliquez vous, qu’aujourd’hui les électeurs avec la situation actuelle devraient venir à gauche et au final se tournent vers le F.N. ? Parce que le Front National bénéficie, à plein régime de ce qui se passe sur la défiance de la parole publique. François Hollande avait promis le changement, il mène et aggrave la politique des majorités de droite précédentes. Donc cela c’est un puissant vecteur, les gens sont équerré par cela, nous avons déjà le premier parti de France, c’est l’abstention. Et après dans celles et ceux qui votent, ils ont le sentiment que Marine Le Pen apporte des solutions, ce qu’elle ne fait pas. Il y a donc un peu de paresse intellectuelle, à gauche sur la manière de s’attaquer au front national. Il faut débusquer le FN, en allant faire la démonstration que la mise en œuvre de ce qui est son projet, ses propositions, conduiraient à l’aggravation de la situation économique et sociale.

ODGCÊtes-vous optimiste pour l’avenir avec une politique qui part très à droite ? Non il n’y a aucune fatalité à ce que tout cela se termine mal, on peut au contraire, avant 2017 remobiliser les forces de gauche, politique, associatif et citoyenne populaire, pour que notre pays prenne une autre direction. Je pense que si-tôt après les élections départementales, que se soit les socialistes critiques, le front de gauche, les écologistes, demain je reçoit Cécile Duflot à Pau, ils peuvent travailler ensemble sur des grandes propositions d’avenir.

Pour finir, avez vous un rêve fou pour la France ? j’aime bien le texte « l’âge d’or » de Léo Ferré, qui a été chantés par Lavilliers et d’autres. Lavilliers que j’ai rencontré il y a peu de temps au siège du parti communiste Français, la semaine dernière nous lui avons fait visiter le siège. Un âge d’or ou avec la loi macron qui veut nous faire travailler le dimanche, ce texte dit : et Lundi sera dimanche…je crois au fait que, la dureté de la vie, pourrait s’arrêter vu le niveau de richesses produites, vu la technique et les sciences, les progrès exceptionnels, qui font que la productivité a augmentée, que l’on pourraient travailler moins, s’éduquer. On pourraient mettre fin à tout un tas de précarités, cela est possible, c’est à portée de mains, si le peuple s’en mêle. Donc mon idée c’est l’âge d’or.

Rencontre du 11 Mars 2015

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lestephanoisC Auteur

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