Rendez-vous avec Yves Jego

Président par intérim de l’UDI depuis le 9 avril 2014, à la suite du départ de Jean-Louis Borloo, un des fondateurs de l’ARES et secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer dans le gouvernement Fillon II, du 18 mars 2008 au 23 juin 2009. Yves Jégo, était de passage à Saint-Etienne ce samedi 20 septembre. Adhèrent au Parti radical en juillet 2009, c’est au siège stéphanois que je suis allé le rencontrer et même si je suis apolitique, j’ai découvert un homme plein de bon sens, qui comme Hervé Morin, est candidat à la présidence de l’UDI en binome avec Chantal Jouanno. Il a accepté de répondre à quelques questions au décidément célèbre Stéphanois à la Casquette.

Comment est né votre engagement politique, et pourquoi êtes vous à Saint-Etienne aujourd’hui ? Il est né très jeune, à un moment ou, je n’avais rien dans ma vie ni dans ma famille, mes parents n’étaient pas engagés. Un gout de l’intérêt général, il est né à la mort de Georges Pompidou (1974) et au moment ou Valéry Giscard d’Estaing avait été élu. Pas forcément mon engagement car j’étais très jeune, mais mon gout pour la politique. Je suis à Saint-Etienne pour rencontrer les adhérents de l’UDI parce-que je suis avec Chantal Jouanno, candidat pour présider l’UDI et il me semble important d’aller dans toute la France, pour rencontrer nos adhérents. Je l’ai fait hier soir à Montpellier, ce soir à Paris, demain dans l’Yonne…Il est normal de venir à la rencontre de ceux dont vous sollicitez la confiance.

C’est quoi être centriste en 2014 ? Je ne sais pas ce qu’est, être centriste, je pense qu’au fond c’est savoir qui l’on est, moi je suis dans l’opposition au gouvernement, je suis clairement de centre droit. Je pense que l’UDI ne doit pas devenir seulement le parti des centristes, l’UDI doit s’ouvrir pour être la grande famille progressiste, qui était celle de Valéry Giscard d’Estaing à l’époque, donc moi je plaide pour un parti qui accueil les centristes évidement. Mais aussi les écologistes, les républicains, les libéraux, ceux qui croient en un modèle de société plus humaniste, et qui recrée ce qu’avait sur faire VGE, c’est à dire un parti qui parle à 2 Français sur 3.

cand yves JEs-ce que le retour de Nicolas Sarkozy est une seconde chance ou la dernière chance ? Moi je ne suis pas concerné, par un problème qui concerne l’UMP, et qui ne concerne pas l’UDI. Je suis persuadé d’une chose, c’est qu’il n’y a pas d’homme providentiel, et que les français attendent des idées neuves, incarnées par des hommes neufs.

Quel est votre meilleur souvenir de secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer ? C’est sans doute, dans les évènements graves d’Outre-Mer, de Guadeloupe, je suis reparti de la Guadeloupe en me disant que nous avions évités des morts et que contrairement à ceux qui aurait pu arriver si je ne m’étais pas autant impliqué, on auraient pu avoir plusieurs morts. C’est la gravité d’un moment ou quand vous êtes responsable de la république, pèse sur vos épaules, une responsabilité qui peut entrainer des vies humaines. Et ou vous vous dites, qu’après tout, même si vous y aviez risqué votre carrière, d’ailleurs ma carrière de ministre s’est arrêtée très peu de temps après, parce que j’avais pris des risques, mais j’étais très fier de moi.

rencontre du samedi 20 Septembre 2014

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lestephanoisC Auteur

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