Rendez-vous avec Robin Renucci

Pas besoin d’Escalier C, pour aller de surprises en surprises, dans ce village qu’est Saint-Etienne, c’est maintenant les gens que j’aime voir à la télévision ou sur le grand écran qui viennent répondre à mes questions, aujourd’hui Robin Renucci.

Défini comme un séducteur tourmenté, c’est un homme passionné de théâtre qui était de passage à la comédie de Saint-Etienne, pour une soirée consacré à Jean Dasté. Passionné par l’excellente série « Un village Français » j’étais très ému de voir « Daniel Larcher » devant moi, et comme je suis toujours dans le ton décalé, je lui ai fait part de mon mécontentement en lui disant que ce n’était vraiment pas bien d’avoir tué, même si ce n’est pas lui, Marie Germain…Il a eu un grand sourire et m’a rassuré en me disant qu’il lui restait encore 18 épisodes à tourner. Et pour finir quand je lui ai dit que l’interview était pour un petit site internet stéphanois, il a répondu : alors encore plus…

Comment avez vous eu envie de jouer la comédie, de monter sur une scène ? Moi c’est parce que mes enseignants à l’école maternelle, primaire, collège et lycée, ont été très actifs. Ils faisaient partis de groupes de théâtre, des ateliers, donc dans leurs classes, il y avait beaucoup d’expression oral et beaucoup de théâtre, donc c’est comme cela que ça a commencé, à l’école. Mon premier spectacle que j’ai vu à l’école s’appelait « Pierril » et c’était l’histoire d’isotherme et de thermostat. C’était deux clowns, je m’en souviens très bien, c’était hier.

Aujourd’hui vous êtes à Saint-Etienne pour un hommage à Jean Dasté ? Oui, Jean Dasté qui est un de nos pères fondateur, pour l’histoire de la décentralisation. Qui sont des femmes et des hommes de courage, qui ont inventés toute une histoire du théâtre, hors des circuits parisiens et qui ont crées toute une aventure théâtrale, très forte dans la lignée de Jacques Copeau, de Charles Dullin, de Louis Jouvet, de l’histoire du vieux Colombier.

Vous faites du théâtre, du cinéma, de la télévision, y a t’il une différence de jeu, des sensations autres ? Entre le théâtre et le cinéma ? Moi j’aime beaucoup le rapport avec le public donc le théâtre, est irremplaçable sur la question du public, il est la, il est dans l’immédiateté, il reçoit le spectacle, il achève même le spectacle. C’est lui qui le fait tout autant que les acteurs, un bon spectacle c’est parce que cela c’est bien passé avec le public. A l’image, le public est en différé, donc c’est une autre chose, et le cinéma c’est une grande industrie, il y a des éléments de séduction avec le public qui font que c’est un divertissement, ou les gens vont pour se détendre. Il n’y a pas toujours des sujets qui sont aussi forts, dans l’écriture que les sujets de théâtre, qui ont une dimension, ne serait ce que dans la langue, beaucoup plus forte. Et puis la télévision c’est un grand moyen de rencontrer tout le monde, je trouve que c’est très utile la télévision, il ne faut pas la laisser au marchand de soupe. Il faut qu’il s’y passe des fictions intéressantes. Un village français par exemple, j’aime beaucoup faire des fictions qui permettent aux gens de mieux comprendre le monde, de se situer dans le monde, d’avoir un esprit critique, du discernement, et il y a certains programmes qui permettent cela.

Vous aviez déjà joué à Saint-Etienne ? Ici même, à la comédie nous y avions déjà dit des textes, et j’y viens régulièrement pour voir des spectacles, ou à Andrézieux-Bouthéon au théâtre du Parc, c’est une région que je connait bien et pour laquelle j’ai beaucoup d’affection. Pour l’histoire de Jean Dasté, et puis ont dit toujours qu’à Saint-Etienne, on pleure en arrivant mais on pleure surtout en partant, donc…
(Nous on est pas partis on est restés) oui c’est ça, mais alors ceux qui partent savent pleurer et c’est important de rappeler aux stéphanois, combien ils sont aimés, la ville de Saint-Etienne est très aimée. Et puis vous avez le foot, il y a beaucoup de choses.

Est ce qu’il vous reste encore un rêve fou ? Oui continuer à ce que le théâtre est une dimension plus grande, je pense que le théâtre est synonyme de rencontres avec le public et ce n’est jamais assez. Il faut faire attention qu’il ne soit pas, qu’il ne soit jamais menacé, enfin cela fait 2500 ans qu’il existe donc le rêve fou c’est de continuer mes aventures, je suis directeur d’un centre d’art dramatique « les tréteaux de France », on continue a jouer d’avantage et de partout. Aller chez tout le monde, c’est ce qui m’intéresse, et puis j’ai fondé une association en Corse qui s’appelle « l’Aria » ou il y a d’ailleurs beaucoup de stéphanois qui viennent, et de cette région, des enseignants souvent, des amateurs, qui sont mélangés avec des professionnels dans des stages. Il suffit que vos lecteurs aillent voir sur l’Aria, une association que j’ai fondé il y a 18 ans. Merci à vous.

rencontre du 6 Mai 2015

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lestephanoisC Auteur

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