Rendez-vous avec Marie-Noëlle Lienemann

Passionné par la politique depuis l’enfance, je suis toujours à l’affut et disponible pour le débat, après les municipales et quelques rencontres politiques ces dernières semaines, c’est avec plaisir que je suis allé soumettre ma liste de questions de citoyen lambda à la sénatrice de Paris, Marie-Noelle Lienemann. Née en 1951 à Belfort, membre du Parti socialiste, elle fut députée européenne, ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, secrétaire d’État au Logement dans le gouvernement de Lionel Jospin.

Marie-Noëlle Lienemann exerçait les fonctions de professeur de physique dans plusieurs collèges puis elle enseigna à l’Institut universitaire de formation des maîtres de Versailles. Actuellement, elle est mise à disposition du Conservatoire national des arts et métiers et de l’université Paris-Sorbonne où elle donne des cours d’urbanisme et d’environnement.

Comment est né votre engagement politique ? Dans les années 60, en 1967 j’étais en première au lycée et je me suis mobilisée contre les américains au Vietnam. Quand je voyais les enfants qui passaient au napalm, et qui demandaient l’indépendance du Vietnam. Après j’ai été déléguée des élèves de mon lycée, en mai 1968, cela fait donc un certains temps.

Pourquoi êtes vous à Saint-Etienne aujourd’hui ? Je suis à Saint-Etienne aujourd’hui, parce que mes amis de la gauche du PS, maintenant la gauche, m’ont invitée. Avec le mouvement « vive la gauche » que l’on appel autrement maintenant « les frondeurs » pour discuter avec l’ensemble des forces de gauche, de la réorientation possible du gouvernement, parce qu’on l’a pense indispensable. On essaye de faire notre travail, nous, au PS. Mais il faut le rassemblement de la gauche pour que les choses changent avant 2017.

mnl 002C’est quoi être socialiste en 2014 ? Alors Jaurès, il disait que être socialiste, c’était être républicain jusqu’au bout. C’est à dire défendre l’égalité, la liberté partout, dans l’entreprise comme dans la cité, dans tous les champs de la vie, plus d’égalité. Ne jamais permettre à d’autre de décider à votre place, valoriser le collectif, la fraternité c’est la solidarité, donc par exemple la protection sociale, et puis la liberté parce que l’on est pas dans un régime totalitaire. Et parfois on peut se demander si la V ème république, garantie bien la liberté, c’est à dire la capacité d’être entendu aussi par ses élus.

Au final, es ce que la gauche n’a telle pas vocation à être dans l’opposition ? Non, justement je pense que la gauche à vocation à gouverner. Mais pour bien gouverner quand on est à gauche, c’est à dire pour transformer la société, il faut le soutien, chercher le soutien des citoyens et du peuple. Et pour avoir ce soutien, il faut être en adéquation avec les forces politiques, syndicales, associatives qui vous ont permis d’être élu. D’abord tenir ses promesses, et ensuite rester fidèle à celles et ceux que l’on défend, les salariés, le monde du travail. Dès que l’on se technocratise, que l’on rentre dans le jeu, il n’y a qu’une seule politique possible, et bien là on peut dire que ça sent le roussie, et ne restera pas une gauche de gouvernement parce que très vite elle est battue aux élections. Donc une gauche de gouvernement c’est une gauche qui transforme par des réformes successives, en associant les citoyens qui l’ont soutenue.

Si vous aviez un rêve fou pour la France ? un rêve fou pour la France, qu’elle devienne la première puissance industrielle du monde en matière d’innovation, dans les secteurs de la santé, de l’humain et dans la transition écologique.

rencontre du lundi 6 Octobre 2014 – Merci à Johann Cesa

Partager cet article :

lestephanoisC Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *