Rendez-vous avec Jean-Pierre Savelli

Né a Toulon, Jean-Pierre Savelli, est un chanteur populaire, grand prix de la Rose d’Or d’Antibes avec la chanson « Ciel » en 1972, il part en tournée avec Claude François puis avec Serge Lama. En 1975, Claude Michel Schoenberg fera appel à lui pour assurer le premier rôle «Charles Gauthier » dans l’Opéra Rock de « La Révolution Française » aux côtés d’Alain Bashung, de Martin Circus, Les Charlots, Jean Schulteiss. Il devient de 1978 à 1981 le « chouchou » des enfants en tant qu’interprète des génériques de Goldorak, Albator », X’OR et Il était une fois l’espace.

Énorme succès qui se traduit par 5 millions de disques vendus. La consécration populaire en 1984, une date phare dans sa carrière, avec la création de l’inégalable duo Peter et Sloane qui lui permet de battre avec Besoin de Rien, Envie de Toi tous les records de semaines consécutives en tête du Top 50. Ce titre devenu culte de nos jours et dont le 45T à l’époque s’est écoulé à 2 Millions d’exemplaires. De passage à Saint-Etienne, pour la promotion de son nouveau single « J’aime et Sans rien dire« , c’est le Stéphanois à la Casquette qu’il a invité à le rencontrer, que du bonheur.

Comment est née cette envie de chanter ? Je pense que c’est mon père qui me l’a donnée, chanteur à l’époque de Tino Rossi dans les années 40. Concurrent direct de Tino, il fait beaucoup de 78 tours et signe dans une maison de disques américaine, « Odéon » il m’apprend mes premiers accords de guitare. Dès l’âge de 10, 11 ans je gratte la guitare et je fais des concours de chant. Ensuite je décide de faire un vrai métier, j’apprends la coiffure, je suis coiffeur pour dame à Toulon avec ma soeur qui est esthéticienne, et le week-end je commence les orchestres. Je commence à chanter, j’apprends mon métier. Et à l’âge de 19, 20 ans je dis à mon père si tu connais quelqu’un à Paris, j’aimerai bien monter car je pense que c’est la haut que cela se passe. Le départ de la carrière il est la : 1970. J’arrive à Paris, il connait Georgette Plana, j’essaye de la rencontrer, je me trompe de rendez-vous. Au lieu du carrefour Pleyel, je vais à la salle Pleyel, et la je vois production Michel Legrand et Georgette Plana je l’ai jamais vu. Je l’ai rencontrée qu’après et le départ de la carrière vraiment démarre avec Michel Legrand.

Quel est l’histoire de votre nouveau single et quel est l’inspiration ? Il y a un album qui s’appel entre jazzy et ballades, qui est sorti l’année dernière, dès la sortie du film « Stars 80″. Dans ma tête j’avais déjà décidé d’arrêter le duo, parce que j’avais ce projet de faire un album en solo depuis quelques années, et j’étais un peu, honnêtement, un peu brimé de faire toutes ces tournées, qui me plaisaient, je faisait des Zénith, Bercy, Stade de France, mais à deux ET j’en avais marre. C’est simple j’ai annoncé que j’arrêtais, comme je n’avais plus de contrat. La, je sors le single « sans rien dire et j’aime » 2 titres, ont fait la promo dans les régions, comme dans les années 70, moi je fais pratiquement toutes mes musiques, sauf quand j’ai travaillé avec Michel Legrand, ou quand j’ai fais les mangas, quand j’ai chanté Goldorak et Albator, ou me l’avait proposé donc j’étais interprète. L’inspiration moi je dit qu’il n’y en a pas vraiment, à des moments précis, moi je prend pas la guitare en disant il faut que je compose. Je peux même jouer au golf et avoir une mélodie, je m’arrête et je prend le téléphone, j’enregistre. Je suis chez moi, je me met au piano, je commence un couplet, après je donne cette mélodie à ma parolière, et l’album c’est construit comme cela. J’ai voulu dire au gens, il y a eu un avant duo, et un après duo, l’avant duo c’est 1970 / 1983 avec des étapes magnifiques pour moi. Je suis d’origine italienne par ma mère et corse par mon père, quand j’ai commencé a composer, mes mélodies sortaient comme cela, je connais aucune note de musique, je suis autodidacte. Je n’ai jamais fait de conservatoire, je pousse ma fille qui a dix ans, a apprendre la musique, mais c’est pas ce qui lui donneras l’envie de composer. Il m’arrive souvent de chanter une mélodie, sans instrument. Le seul texte que j’ai écris en 40 ans de carrière c’est « Besoin de rien, envie de toi« . Je suis mélodiste avant tout.

Justement es-ce énervant, ou gratifiant, d’être toujours associé à la même chanson ? C’est pas énervant, c’est gratifiant quand les gens me pose la question Peter, il y a eu Jean-Pierre Savelli avant…et ils sont surpris, depuis un mois que je refais des FM, des télés, quand je tombe sur des gens de ma génération ou un peu plus jeune, ils me disent je savais pas que vous aviez bercé ma jeunesse avec des mangas. Chacun retrouve quelque chose, si je n’avais pas un nouvel album, un nouveau single, je ne peux pas revenir avec des anciens titres. Pour le film, on a fait une promo énorme pendant deux mois, et la je me suis dit c’est impossible que mon album reste dans les tiroirs.

Comment vous vous êtes retrouvez dans l’aventure « Stars 80″ ? Parce que nous avions depuis 2007 refait des plateaux 80 avec 4 ou 5 chanteurs, et le producteur à décidé de faire un plateau un peu plus grand, il m’a dit si tu chante en duo, moi le duo je le prend. Donc on a remonté le duo encore une fois, parce qu’on l’a arrêté plusieurs fois, pour diverses raisons. Artistiques, pas toujours ce que les gens ont voulus dire, qu’il y avait des problèmes énormes entre nous, on nous a mariés, divorcés, ce n’est pas un problème pour moi, nous l’avons accepté. Donc on est repartis, on a fait 52 tournées avec eux sur la RFM 80. Après nous avons eu l’opportunité de faire « Age tendre » alors qu’aucun des artistes des années 80 ne le faisait, Michel Algay qui est Lyonnais, nous as dit on aimerais vous avoir, et on l’a fait pendant 2 ans. La différence sur cette tournée c’est qu’il y a des musiciens, alors que l’autre il y a des danseurs (et on chante sur des bandes). Quand tu aimes un chanteur, et qu’il passe sur une radio, et on s’en fou du nom, tu vas écouter cette radio la. Par contre si tu n’aime pas certaines musiques, certaines couleurs, tu vas pas écouter, je passe pas sur Nrj, mais c’est pas grave. Parce que soit disant on est pas la couleur, mais la couleur on est la couleur de rien du tout, moi quand je fais un album ou il y a 28 chansons, s’il n’y a pas une chanson qui est au moins la couleur d’une radio…alors il y a plein de radios ou je peux passer. Au bout de 40 ans de métier c’est assez chiant.

Quand on est chanteur c’est comment de faire l’acteur ? Ce n’est pas un amusement du tout, c’est un vrai travail, la grosse différence c’est que même quand on trouve bien une scène, il l’a refont 20 fois. Donc au début, je savais parce que j’ai doublé pas mal de comédiens dans des films, comme dans les uns et les autres, peau d’âne, c’est un milieu que je ne fréquente pas. Je connais très bien Timsit et Anconina donc j’étais très heureux de les retrouver, en plus Anconina dans « Camping 2″ il s’appelait « Jean-Pierre Savelli », c’était donc très sympa de ma part de le retrouver, mais quand je voyais 1ere scène, super Jean- Pierre on refait, j’ai pris une gifle 22 ou 23 fois, à un moment donné je me suis dit c’est dur quand même. Il y avait des moyens énormes, nous avons tournés sur 9 mois, nous faisions la tournée en même temps. Nous chantions sur scène, un chauffeur venait nous prendre pour tourner le lendemain matin, on a tourner un peu de partout. Moi à plus de 60 ans faire un film, on est tous la des années 80 à ce dire c’est « génial ».

Je sais que vous êtes un grand footballeur, suivez vous l’actualité et les résultats des verts ? J’ai aimé cela alors que je suis d’un pays de rugby, à Toulon, je suis né à coté du stade Mayol, donc j’ai été bercé par le rugby avec mon père. Le football je l’ai découvert un peu à Paris, au début du Paris Saint-Germain dans les années 1972, grâce à un président, Francis Borelli. C’était mon école, j’allais les voir souvent aux entrainements et puis j’ai eu l’idée de monter un club de chanteur, le samba football club, on est même venu jouer à Saint-Etienne en levé de rideau. On jouaient au football et le soir nous allions chanter, on faisaient des galas. Maintenant je suis revenu au rugby à fond. Je suis les verts car je suis très pote avec Dominique Rocheteau, et que le président Roland Romeyer est un mec que j’adore, il a un franc parler, c’est un club sain avec des installations fantastiques, un public comme à Lens, c’est deux villes qui respirent le football.

Rencontre du Jeudi 24 Avril 2014, photos de Virginie Semialjac

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lestephanoisC Auteur

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