Rendez-vous avec Bruno Gaccio

De passage à Saint-Etienne, pour soutenir le candidat de « Nouvelle Donne« , Jean-Baptiste Coutelis, pour les élections européennes. Je suis allé rencontrer sur la pointe des pieds, Bruno Gaccio. Etant fan de la première heure, notre fierté de voir un stéphanois sur le « petit théatre de Bouvard« , je ne savais pas comment j’allais l’aborder. Ce Stéphanois d’origine italienne qui a tout juste 10 ans de plus que moi, cofondateur du Collectif Roosevelt et du parti « Nouvelle Donne », pour dire vrai m’impressionne et les gens que j’aime j’ai toujours du mal à les approcher.

Notre première rencontre il y a 3 ans à la fête du livre n’ayant pas été une réussite, je comptais sur mes nouveaux amis de « Nouvelle Donne » et surprise j’ai eu un super accueil, et j’ai adoré dialoguer avec Bruno, j’en ai donc profité pour lui glisser quelques questions.

Comment est né votre engagement politique ? Il est né, je devais avoir 14 ans, il y avait des oranges chez moi, et elles étaient traités à je sais pas quoi, et mon père, qui m’engueulait parce que j’arrêtais pas de l’emmerder, me dit si un jour on te demande ce que c’est, tu dis une orange et pas une orange traitée. Et je lui ai répondu non, je dirais que c’est une orange traité si c’est une orange traitée. Et depuis ce jour là j’ai commencé a contester.

L’engagement politique il date de « nouvelle donne », en 2011 on connait les gens qui sont censés écrire le programme du parti socialiste, ces gens rient en privé, ils se foutent de la gueule de tout le monde, en disant nous n’avons rien à mettre dans le programme. On est même entrain d’aller essayer de retrouver des vieux trucs de Ségolène Royal. En disant Hollande va gagner et il est à poil. Là dessus Larrouturou et quelques autres, disent nous nous avons des idées nous vous les donnons, on crée « Roosevelt 2012″ pour leur apporter des idées, il y en a une qui se retrouve au discours du « Bourget », qui est la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt. Donc on est super content et l’on vote 2 fois François Hollande. Dix minutes après il fout tout en l’air, il oublie tout.

A ce moment là je dis à Larroutourou, il y a 2 solutions : puisque tu n’arrête pas d’aller à l’Elysée et Matignon pour leur dire faites ce que l’on vous a dit. Soit on remet tout dans notre culotte et on va se coucher ? Soit tu arrête de te cacher comme tu fais depuis 20 ans, à apporter les idées aux autres, et tu prend tes idées et tu y vas et tu crée un parti. Arrête de réfléchir et tu fonce dans le tas, il faut porter tes idées, alors évidement on commence petit et je lui ai dit d’y aller alors je suis obligé de le suivre.

Comment passe t-on du vote « blanc » au vote « Nouvelle Donne » ? C’est exactement pareil, le vote blanc c’est un vote qui complète ce qu’il y avait comme offre électorale, il manquait le vote blanc. Aujourd’hui avec le vote blanc, on a changé un mot, il y a juste un mot qui a changé. Et en Ou. Vote blanc et nul, on vote blanc ou nul, cela veut dire qu’il y a deux piles et que l’on commentent les votes blancs, il faudra 10 élections avant que les électeurs aient compris que leur vote blanc est un vrai poids. Aujourd’hui on me dit cela sert à rien, aujourd’hui les 65 % d’abstention que l’on nous annonce, si c’est des gens qui sont contre l’Europe ils peuvent aller mettre un bulletin blanc. Nouvelle donne vient compléter une offre qui a disparu. Moi je suis pas là pour que les gens votent blanc, je veux qu’il y ait cette possibilité. Quand je me déplace que je sors de chez moi, je suis pas d’accord avec le choix qui m’est proposé momentanément c’est un vrai vote. Celui qui reste chez lui s’appel abstentionniste et celui qui froisse son bulletin ou qui écrit des conneries s’appel nul. Maintenant il y a une colonne bulletin blanc, aux électeurs s’ils le veulent de la remplir. J’ai jamais fait la campagne du vote blanc, aujourd’hui je fais la campagne de « Nouvelle Donne ». Pour moi « Nouvelle Donne » remplace le bulletin blanc, parce que je retrouve à l’intérieur, des raisons d’aller voter.

Dans votre cœur, cela représente quoi Saint-Etienne, parce que j’ai lu beaucoup de choses ? tu veux que je sois honnête ou démago ? honnêtement dans les années 78 / 79 quand je suis parti de Saint-Etienne, quand tu as 17 ans à Saint-Etienne, franchement tu t’amuses pas. Aujourd’hui j’ai été administrateur de l’A.S.S.E. j’ai vu la cité du design arrivée, j’ai vu plein de choses qui se sont mises en places, j’ai vu la ville passée de noir à jolie, mais pas dans tous les quartiers. Moi quand quelqu’un fait quelque chose pour sa ville, je suis content. On me dit le mec il est de droite, qu’es ce que je m’en fou, s’il est de gauche c’est pareil. Cela me pose pas de problèmes, ce qui m’intéresse c’est, es ce que les stéphanois vivent mieux aujourd’hui, que lorsque j’ai quitté cette ville ? je pense que OUI globalement, un peu mieux. (la version écrite ne me permet pas de vous retranscrire l’accent mais il le fait super bien)

Si vous aviez un rêve fou pour Saint-Etienne ? C’est que quelqu’un dans cette ville, un maire, un député, réussisse à faire entendre à l’Europe entière que la région stéphanoise elle est vraiment super belle. On peut tout faire ici, on peut faire du ski en 1 heure, aller à la mer assez rapidement. C’est une région super belle, la campagne est super belle, le Pilat c’est magnifique, et pourtant. Et j’ai participé à cela avec les guignols, on disait la Roumanie à 2 heures de Paris, Saint Julien Molin Molette…j’y allais au camping on y montais en mobylette, j’ai adoré ce truc la. Il faut faire comprendre que cette région est belle, aujourd’hui les gens s’arrêtent à Lyon.

Rencontre du mercredi 21 Mai 2014

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lestephanoisC Auteur

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