Rendez-vous avec Jean-jack QUEYRANNE

Président du conseil régional de Rhône-Alpes depuis le 2 avril 2004 et réélu en Mars 2010, Jean-Jack Queyranne est à nouveau candidat pour un mandat à la tête de la nouvelle grande région Auvergne-Rhône-Alpes. J’avais fait sa connaissance en réel pour l’inauguration du Parc Mitterrand, et il y a quelques semaines il m’avait promis un entretien pour les régionales. Ancien ministre dans le gouvernement Lionel Jospin, Docteur d’État en Sciences politiques, il a été maître de conférence à l’Université Lumière-Lyon II.

Son rôle est de préparer et exécuter les délibérations du Conseil régional, de contrôler les recettes et les dépenses régionales. Il signe les arrêtés, conventions et marchés et a le pouvoir d’exercer des actions en justice au nom du Conseil régional, et dirige les services et nomme les agents de la Région. Il gère le patrimoine de la Région.

Alors j’avais eu le président du conseil départemental (de droite) en Mars dernier, aujourd’hui le président du conseil régional (de gauche), sachant que les prochaines élections seront les présidentielles…C’est quand même fou que je ne trouve pas de travail…

Comment est né votre engagement politique ? Mon engagement politique est né au milieu des années 1970. C’était une époque différente, une époque de grande euphorie, où tous les espoirs semblaient permis. A ce moment-là, je terminais une thèse sur les Maisons de la Culture, avec un intérêt très fort pour la chose publique et des convictions fortes, au premier rang desquelles la nécessité de donner accès à la culture au plus grand nombre. Au même moment, je participe à la conquête de la Mairie de Villeurbanne avec Charles Hernu.

Étiez-vous favorable à la fusion avec la Région Auvergne ? Je préfère parler d’union. Le plus important, c’est qu’à partir du moment où elle a été décidée, nous nous sommes mis au travail avec René Souchon, le Président de la Région Auvergne. Nous avons tout mis en œuvre pour qu’elle se réalise dans les meilleures conditions, au profit de tous les territoires et de tous les habitants.

Nos Régions ont été les premières à anticiper ainsi la réforme. Nous avons rapidement annoncé 20 mesures concrètes, comme une liaison directe entre Lyon et Clermont-Ferrand en TER dès l’an prochain, le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA), le rapprochement des clusters et pôles de compétitivité, la mise en commun des locaux de représentation à Bruxelles… Le rapprochement des administrations est également engagé, nous sommes prêts pour le 1er janvier 2016.

Jean Jack QueyranneQuel est votre bilan personnel à la tête de la Région Rhône-Alpes ? En dix ans, nous avons réussi à placer la Région Rhône-Alpes en tête dans tous les domaines. Je prendrai l’exemple des TER : la totalité du matériel roulant a été renouvelée, les gares rénovées. Et il y a quelques jours encore, nous mettions de nouveau la pression sur la SNCF afin qu’elle respecte propose une offre raisonnable financièrement et performante pour les usagers. Je prendrai encore l’exemple de l’apprentissage. Nous passés de 32 000 apprentis en 2004 à 40 000 aujourd’hui, et ce malgré la crise. Nous avons fait de cette voie de formation, qui était auparavant dédiée aux jeunes en échec scolaire, une voie d’excellence au service de tous les jeunes. Je pourrai citer bien d’autres réalisations qui témoignent toutes qu’aujourd’hui, la Région est bien présente, au quotidien, aux côtés des Rhônalpins.

On donnait M. Wauquiez vainqueur par K.O. et au vu des récents sondages, il semble que rien n’est joué ? M. Wauquiez est descendu du TGV en pensant que la future grande Région Auvergne Rhône-Alpes lui était acquise. Mais une élection n’est jamais jouée d’avance. Je crois que M. Wauquiez est en train de s’en rendre compte, en même temps qu’il est en train de découvrir la Région et l’action du Conseil régional. Pour ma part, je n’ai jamais considéré que cette élection était jouée. Je suis fier de notre bilan, nous avons contribué à changer la région en dix ans. Je crois que beaucoup de Rhônalpins en ont conscience, que ce soit ceux qui ont profité d’une formation pour retrouver un emploi, ceux qui empruntent quotidiennement les TER, ceux qui ont créé leur entreprise, ces jeunes qui étudient dans un lycée neuf ou rénové ou qui profitent d’une bourse pour aller étudier à l’étranger…

Mais ces réalités là, M.Wauquiez ne les connaît pas…

Nous sommes dans la Loire, comment expliquer la polémique sur l’absence d’un de vos vice-présidents, M Gagnaire ? L’heure n’est plus à la polémique sur ce sujet. Je regrette l’absence de Jean-Louis Gagnaire à mes côtés, parce qu’il a fait un travail précieux et apprécié pour la Loire mais aussi pour le développement économique de Rhône-Alpes en tant que Vice-président. Mais aujourd’hui ma seule préoccupation est de battre la droite extrême et l’extrême droite, pour Rhône-Alpes, pour les Rhônalpins. Et je suis convaincu de la qualité, de la volonté et des valeurs de celles et ceux qui ont choisi de me rejoindre sur la liste Nous, c’est la Région.

Avez-vous bon espoir de réunir toutes les forces de gauche, au second tour derrière vous ? Chacun devra agir en conscience. Mais j’ai bon espoir que ce rassemblement se fasse sur les bases d’un accord solide et qui devra être respecté. En tous cas, j’agirai dans ce sens, avec l’esprit de responsabilité et la volonté de travailler avec tous, qui a été ma ligne de conduite à la tête de ma majorité.

Si vous rencontriez pendant la campagne le président que vous êtes, quel question auriez vous envie de lui poser ? (et répondre a cette question) ? Je lui demanderais, au-delà des engagements qui figurent dans son programme, ce qui guide sa volonté de présider la Région Rhône-Alpes. Et je lui répondrais que c’est de mener ce beau projet de la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes, et de m’y consacrer entièrement.

C’est mon seul mandat et ma seule ambition. Je ne me servirai pas des Auvergnats et des Rhônalpins pour construire ma carrière politique.

Pendant que certain s’inscrivent “en contre”, moi, je suis le candidat du positif qui porte les valeurs de l’humanisme social, de la solidarité, de l’ambition régionale.

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lestephanoisC Auteur

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