Rendez-vous avec Christophe BOUDOT

Les élections régionales auront lieu les 6 et 13 décembre 2015 prochain, c’est une grande region qui va naitre puisque la région Rhône-Alpes fusionne avec l’Auvergne, toujours citoyen lambda, toujours très intéressé par les questions de la vie politique, je suis allé rencontrer le candidat tête de liste pour le parti politique du Front National, Christophe BOUDOT. Né à Lyon le 7 août 1969.

Christophe Boudot est catholique pratiquant, marié et père de 3 enfants, il fait toutes ses études à Lyon, après avoir occupé plusieurs postes à responsabilité dans les domaines de la bijouterie-joaillerie et de l’imprimerie, il est désormais agent commercial dans le secteur viticole. A l’issue des élection municipales de 2014, il est élu conseiller du 8ème arrondissement de Lyon, il est aussi membre du bureau politique du FN, président du groupe FN au conseil régional de Rhône-Alpes, en conférence de presse, il a clairement indiqué que la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne pouvait être gagnée par le FN, j’ai donc souhaité lui poser mes questions pour en savoir plus.

Comment est né votre engagement politique ? Il est venu grâce à Jean-Marie Le Pen dans un meeting à Lyon, lorsque j’avais 20 ans. Je suis allé voir JMLP et j’étais séduit par le personnage, c’était au palais des sports de Lyon, pour les présidentielles de 1988. J’ai donné mon nom, j’ai collé des affiches et petit à petit on m’a demandé d’aider, et c’est quand j’ai rencontré Bruno Gollnisch, dans les années 2000, que j’ai décidé de m’investir beaucoup plus. J’ai ensuite gravit les échelons un à un, secrétaire de circonscription, secrétaire départemental, régional, et membre du bureau politique.

Candidat aux élections régionales de décembre prochain, pour mener quel politique concrète pour les habitants de la nouvelle région ? Je suis candidat tête de liste régionale, donc des 13 listes départementales, des 12 départements, pour réformer de fond en comble cette région, notamment pour lui donner une meilleure visibilité sur l’emploi et l’apprentissage. Qui à mon avis sont très très mal organisés actuellement, l’emploi et l’apprentissage sont les plus importants, ensuite il y a l’aménagement du territoire, car nous avons un grand territoire, c’est une région qui est l’équivalent du Danemark, avec 3 milliards 200 millions de budget. Il ne faut pas oublier les territoires ruraux notamment, la Haute-Loire, la Loire, le Cantal. Par les transports, le numérique, la fibre optique par exemple, développer encore plus la fibre optique, et l’emploi qui est l’avenir des jeunes.
Mais concrètement dans la vie de tous les jours, qu’allez vous changer ? déjà une baisse des impôts, les ressources de la région, c’est la carte grise et l’essence, une taxe de plus sur l’essence. Déjà nous allons faire baisser la pression fiscale, la première année, cela c’est du concret, même si ce n’est pas une fiche d’impôts que l’on reçoit de la région. Les gens ne le savent pas trop, mais ce n’est pas une fiche d’impôts comme une métropole ou une commune. Nous allons supprimer quelques politiques publiques, nous feront un audit car pour l’instant c’est difficile de dire lesquels, mais nous feront tomber le fonctionnement, le budget des fonctionnements, pour grossir le budget des investissements, notamment sur les transports, nous voulons sauvez les lignes anciennes, les lignes qui ne sont parfois plus rentables, nous les sauverons soit par l’autocar ou le train. Mais nous ne voulons laisser aucune parties du territoire en friche, et en jachère, c’est du concret.
Vous me parlez de transport, hier j’ai eu une question : les stéphanois qui doivent aller sur Lyon et sur Clermont ont besoin de deux abonnements, va t’il y avoir une simplification avec une seule grande région? Bien sur, il y aura une harmonisation, même si les tarifs sont différents actuellement. Donc l’harmonisation va être longue, mais nous avons entre un et cinq ans légalement pour harmoniser les politiques publiques. Il y a 103 domaines d’interventions dans cette région, avec 16 politiques publiques, une grande partie sont déjà convergentes, mais nous nous voulons en supprimer, cela en fera donc moins, car nous considérons que le conseil régional est une collectivité d’investissement, ce n’est pas une collectivité de fonctionnement. Comme peut l’être un département, avec l’aide sociale, nous supprimerons donc quelques politiques et harmoniserons les politiques qui doivent l’être, le plus rapidement possible. Les 2000 agents qui sont fonctionnaires seront payés au 31 janvier tous équivalent, les services fusionnent et fusionnent très très vite, par contre les politiques publiques auront un peu plus de temps pour s’harmoniser.

boudot CAu plan national, c’est facile de dire l’UMPS c’est pareil, puisque vous n’avez jamais été au pouvoir. Comment vous allez tenir vos promesses si vous accéder à ce pouvoir prochainement, contrairement aux autres ? Parce que nous avons des convictions, en politique il faut avoir des convictions, et puis nous avons un œil neuf, nous avons un souffle, nous apportons une fraicheur dans cette campagne. Parce que nous sommes des hommes et des femmes neufs, et nous avons un score électoral qui nous permet de prétendre à la victoire. Dans le passé, il y a dix, ou vingt ans, nous savions que nous allions faire de très beaux scores, que nous allions avoir des élus, mais nous n’étions pas dans l’optique de gagner. Maintenant nous ne voulons pas prendre cette région pour avoir des postes, moi si j’avais voulu continuer ma carrière professionnelle, je serais deux fois plus riche que maintenant, ce n’est pas en politique que l’on s’enrichit, a part peut-être ceux qui trichent. Nous avons un œil neuf donc nous mettrons en place un programme, alors peut-être que le principe de réalité va s’imposer à nous, je suis très humble, très sincère, il y aura forcément sur certains sujets, avec la réalité, nous ne pourrons pas tout faire tout de suite. Nous allons peut-être renoncer, mais la majorité du corpus doctrinal des propositions que nous voulons mettre en place sera imposé très très vite, on réforme très vite, on réforme les deux premières années. Après c’est trop tard, et vous verrez la différence, nous avons déjà vu dans les municipalités, les 10 ou 11 municipalités du FN, à chaque fois sont plébiscités par leur concitoyens, à Fréjus, mon ami David Rachline, à baissé la pression fiscale, à baissé l’endettement de la région dès la première année, donc c’est possible. Sans tailler forcément dans les dépenses culturelles, en tout cas celles qui le méritaient pas en l’occurrence, on dit souvent que le FN est contre les subventions à la culture, c’est la ou on fait des économies, non pas du tout, on ne peut pas dire nous allons faire – 5 % cela n’aurait pas de sens, il faut regarder les politiques publiques et les faire baisser, et parfois en supprimer. J’ai parler précédemment d’un programme de rupture, nous allons pas accommoder les choses, les gens nous attendent sur l’avenir, sur un contre pied à ce qui se fait actuellement. C’est notre rôle de rupture et de changements.

Avez vous un rêve fou pour cette future région Rhône-Alpes-Auvergne ? Le rêve fou, c’est le rêve de 2017. On nous prendrions le pouvoir dans deux ans, nous pourrions établir une réforme, une nouvelle réforme territoriale qui donnerait toute la place aux territoires de cette nouvelle région. Nous conserverions cette région en supprimant les doublons, pour la synergie des services, instaurer une culture des résultats, ce sont des choses concrètes que nous voulons faire. Cette région serait un espace de cohérence pour les politiques de départements, pour les élus départementaux, qui seraient élus à la proportionnelle, donc toutes les forces politiques seraient élues à la région. Elles viendraient discuter des problèmes spécifiquement régionaux, de cohérence de territoires, ce serait une organisation administrative qui serait assez favorable, c’est ce rêve que je forme pour l’avenir.

Quand vous parlez de doublons, c’est encore des suppressions d’emplois ? Ce sont des non remplacements, vous savez que les titulaires nous ne pouvons pas les licencier, mais il faut avoir une rationalisation des emplois, parce que nous ne pouvons pas faire vivre des services côte à côte. Il y a forcement des doublons donc il faut faire travailler les services ensemble et les redéployer, faire des synergies et parfois quand les services sont pléthoriques, ne pas remplacer les départs à la retraite.

rencontre du 19 juin 2015

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lestephanoisC Auteur

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