Rendez-vous avec Benoit HAMON

Peu à peu ma collection d’anciens ministres se construit, je rêve d’un jour ou j’aurai les ministres en activité. Ce jeudi c’était Benoit Hamon, nommé en mai 2012 ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la consommation dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, puis pour finir ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche au sein du gouvernement Valls.

Ce jeudi c’était Benoit Hamon, nommé en mai  A Saint-Etienne,  pour parler notamment du « Burn-out » cette maladie professionnelle pas encore reconnue, liée souvent au harcèlement moral, l’obligation de résulat. Benoit Hamon est pour le droit à la déconnexion, cette laisse numérique qui fait que de nombreux cadres continuent de travailler trop tard le soir et même les week-ends. Benoit Hamon a un vrai discours de gauche dans ce moment politique ou l’échiquier c’est déplacé vers la droite, il propose de nouvelles idées et conscient du mécontentement générale il sait que les combats qui s’annoncent seront difficiles.

Comment est né votre engagement politique ? Le déclencheur c’était le racisme, je ne comprenais pas. Jeune je pensais tout simplement que l’on pouvait vivre normalement et un jour j’ai compris que la société n’était pas naturellement bienveillante. Et qu’il fallait s’engager pour quel corresponde ou se rapproche de l’idéal que l’on en avait.

Est-ce que les Socialistes sont condamnés à gouverner à droite ? Non, il y a même de belles expériences qui prouvent le contraire, sinon ce serait tragique. Parce que nous serions condamnés à trahir finalement, à être élu sur un programme, à lever l’espoir pour refroidir ensuite tout le monde. Non, il y a largement la possibilité de mettre en œuvre un programme de gauche sans pour autant qu’il provoque le chaos et la pagaille. Non nous ne sommes pas condamnés à trahir. Je vous confirme qu’aujourd’hui sur les questions économique et sociale c’est clairement à droite. Ce n’était pas ce que nous avions dis en tout cas…

Vous êtes aujourd’hui à Saint-Etienne pour une conférence sur le « burn-out », est ce une fatalité de voir 50 % des français trop travailler et les autres regarder ? Justement ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, nous aurions une politique sur le temps de travail, l’organisation du travail, qui ce préoccupe des conditions de travail plus bienveillantes, qui font d’ailleurs d’un salarié, un salarié plus productif quand il est heureux de venir au travail. Je pense que si l’on partageaient mieux le travail, il y aurait moins de chômage, et il y aurait sans doute plus de qualité de vie au travail et aussi en dehors. Ce qui est terrible avec les gens qui travaillent trop, c’est que le travail colonise leurs vies, ils sacrifient leurs vies personnelles, leurs loisirs, parfois leurs vies privées. Il y a des catastrophes en chaine, outre le fait qu’ils menacent leur santé personnelle et cela à un coût pour la collectivité. La prise en charge par l’assurance maladie, le chômage, etc…
Donc oui, la bienveillance dans l’organisation du travail, cela pourrait se faire dans un gagnant – gagnant, gagnant pour ceux qui pourraient entrer sur le marché du travail, gagnant pour ceux qui y sont et qui y vivraient mieux.

Est ce qu’aujourd’hui il faut vraiment changer le logiciel du socialisme ? Pas tout le temps car il doit s’adapter, par exemple les menaces qui concernaient les salariés étaient des menaces liées aux accidents du travail, sur des chantiers. Aujourd’hui nous voyons bien les menaces évolues, on parle de stress il faut le définir, il faut définir ce qu’est un « burn-out », on vois bien que les risques ne sont plus les mêmes, cela suppose de s’adapter et je regrette qu’aujourd’hui dans ce domaine la, on s’adapte peu, et que l’on adapte assez peu les protections des salariés liées à des menaces concrètes. Cette nécessité d’être toujours en mouvement, de changer, de s’adapter à la réalité, ce qui n’empêche pas que les valeurs restent les mêmes.

Pour conclure, vous êtes à Saint-Etienne, c’est l’ouverture de l’Euro, un pronostique ? Moi, je nous vois aller loin, je pense que nous avons des chances de gagner l’Euro, comme tout le monde je suis un peu inquiet sur la défense, parce qu’elle est un peu inexpérimenté, en tout cas dans l’association Koscielny et Rami, car on a perdu avec Sakho et Varanne de bons joueurs.
Ils avaient pris l’habitude de jouer ensemble, mais gros milieu, et une attaque qui marque plein de but. Ce serait bien qu’il y ai du spectacle dans les buts de nos adversaires et un peu moins dans les nôtres…

Rencontre du jeudi 9 juin 2016 – photos Eric M.

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lestephanoisC Auteur

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