Rendez-vous avec Marc PETIT Maire de Firminy

“Rendez vous avec” sera de retour le 15 septembre sur Loire FM 100.9 à 18 h, Marc PETIT le maire de Firminy sera le premier invité de la saison 2 et sans doute la dernière, l’occasion de revenir sur la reconnaissance par l’Unesco du “Corbusier”. Cette première émission sera diffusée  jeudi 15 Septembre à 18 h et rediffusée le vendredi à 11 H 00 elle sera ensuite sur youtube et sur la page Facebook, pour ecouter l’emission sur Loire FM 100.9 dans le monde entier voici le lien http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/..

J’avais rencontré deux fois Marc Petit pour le site www.lestephanoisalacasquette.fr, extraits :

1) Rencontre du Mardi 28 Janvier 2014, photos ©  Éric Manceau.

Professeur certifié de sciences économiques et sociales depuis juin 1996, et Président de l’UNEF (Union Nationale des étudiants de France – Syndicat étudiant) St Etienne et membre du bureau national de l’UNEF, conseillé général depuis décembre 2000, il est Maire de Firminy, 4 ème ville de la Loire avec 17200 habitants, depuis Mars 2008 et candidat a un deuxième mandat. Il a accepté de répondre à quelques questions au citoyen lambda que je suis.

Comment est né votre engagement politique ? Il est né, dans le mouvement étudiant, en 1986. J’étais à l’I.U.T à Saint-Etienne, et ou je me retrouve à combattre la loi « Devaquet« , qui proposait de privatiser les universités, c’était le gouvernement de Jacques Chirac. Je me suis retrouvé à être l’un des responsables du mouvement étudiant au niveau de l’I.U.T. Suite à cela, on m’a proposé de prendre des responsabilités syndicales au niveau de l’U.N.E.F, et c’est après que je me suis engagé en politique. Mais pour moi, ce qui a été déterminant c’est ce mouvement étudiant, ou cela a été un enrichissement très fort, une découverte, un épanouissement. J’ai participé à cette fameuse manifestation à Paris ou nous étions 1 million, cela reste gravé dans ma mémoire. Manifestation avec beaucoup d’autres qui ont contribué, a ce que le gouvernement de l’époque recul et renonce à sa loi. Je suis resté longtemps membre de l’U.N.E.F, les membres à Saint-Etienne, étaient plutôt proche des communistes, au départ j’avais pas forcément une image positive, c’est pour cela que j’ai mis du temps, et à leur contact j’ai découvert que l’on m’avait dit des choses sur le communisme et que tous n’étaient pas pareil.

A quel moment dans votre cheminement avez vous eu l’envie de devenir Maire ? J’étais responsable national de L’U.N.E.F à Paris, mon papa était conseillé général de la Loire et 1er adjoint de Théo Vial-Massat. Dans les années 80, au moment du renouvellement je l’ai au téléphone et je sens au son de sa voix, qu’il y a des inquiétudes, j’étais en 1ere année de thèse à ce moment là, et j’ai décidé pendant environ 2 mois de mettre entre parenthèse mes études. Des amis locaux, des responsables du P.C. m’avaient appelé, en me demandant si je pouvais descendre, ils connaissaient mon engagement au niveau étudiant, ils se disaient que je pouvais aider pour cette campagne. J’ai senti avec l’échange que j’ai eu avec mon père, que oui, il y avait besoin d’aider la campagne de mon papa. Avec beaucoup d’autre, j’initie un mouvement de jeune qui s’implique dans la campagne pour les cantonales, de nombreux jeunes qui s’engage, qui rejoignent le comité de soutien. Les responsables du PC de la Loire m’ont incité à redescendre pour que je m’engage en politique, sur Firminy. J’ai passé 1 année à aider a créer les jeunesses communistes de la Loire. En même temps je réussi le CAPES, ont me demande de prendre des responsabilités au niveau du P.C. F. à Firminy, en lien avec mon papa. Mon père étant atteint d’une grave maladie, malheureusement ne peut continuer son activée au conseil général et d’adjoint. Le responsable de Firminy, M. Fraisse une figure de Firminy, souhaite avec de nombreuses personnes que je lui succède. J’en ai parlé avec mon père, qui m’a dit que si j’étais candidat cela lui ferait très plaisir, pour moi cela à été déterminant. J’ai donc été élu en décembre 2000, très vite les habitants m’ont vue, je me suis impliqué fortement dans les dossiers, au niveau associatif, en direction des entreprises. En 2001 je suis au conseil général, M. Cinieri est élu maire, et 6 ans après il y en même temps municipales et cantonales, et ou la, a la fois les gens du P.C. mais beaucoup de gens au niveau de la vie locale, des responsables de nombreuses et diverses associations, sportives, culturelles, patrimoniales, environnementales, me sollicitent en m’indiquant qu’ils souhaitent que je conduise la liste, une liste très large et qu’ils estimaient que j’étais la personne qui pouvait contribuer a battre M. Cinieri. Bien au-delà d’ailleurs des opinions, même des personnes du centre droit, c’était très large. J’ai accepté cette proposition, notamment car en politique j’ai toujours été intéressé par la démocratie participative.

 

Si vous aviez un rêve fou pour Firminy ce serait lequel ? Je vais vous surprendre, j’en avais 1 et il est atteint. Ce rêve fou c’était que Firminy, devienne pour la première fois de son histoire, une ville universitaire. Et depuis Septembre 2012, nous accueillons pour la première fois de notre histoire, une formation universitaire qui s’est renforcé depuis septembre 2013. Nous accueillons maintenant 4 formations universitaire, concrètement l’ensemble du pôle patrimoine de l’université Jean Monnet, ne s’effectue plus à Saint-Etienne, mais à Firminy. Dans les anciens locaux de l’école d’unité d’habitation « le corbusier » et ce qui est marrant c’est qu’enfant j’ai vécu au corbusier et j’étais enfant à l’école maternelle « le corbusier ». Et durant 14 années, elle était fermée cette école, et pour des raisons de sécurité, nous ne pouvions plus accueillir des enfants en bas âge, par contre il était important que l’on garde cette vocation éducation nationale. Je ne sais pas si c’est liée à mon passé avec l’UNEF, ou au fait que je suis professeur, c’est vrai que pour moi c’était un rêve un peu fou, qui n’était pas dans mon programme parce que pour moi c’était irréalisable et je ne voulais pas faire une tel promesse.On a eu une opportunité et je l’ai saisie à 150 % et je remercie fortement le président de l’université de Saint-Etienne, l’ensemble des professeurs et les institutions. Comme autre rêve j’aimerai que notre ville soit classée sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

 

2) rencontre du 6 Mars 2015

 

Si vous êtes réélu, quel est pour vous le dossier prioritaire ? Mon dossier prioritaire c’est déjà de défendre les dossiers au niveau de chacune des communes. Sur ma ville de Firminy évidement je connais bien, mais pour le maire de Fraisses, d’Unieux, de Saint-Paul en Cornillon, et d’Essalois c’est des dossiers différents. Que se soit au niveau des maires, du monde associatif, du monde entrepreneurial, c’est défendre ses dossiers dans l’intérêt de notre territoire. Avec un message clair, par rapport aujourd’hui au gouvernement, à la majorité de droite (conseil général), la position vis à vis du rôle du département, le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas clair. Le gouvernement voulait supprimer le département, je m’y suis opposé, les maires que j’évoque y sont foncièrement opposés. Si on le supprime, que deviennent toutes ces aides en direction des communes, de nos projets communaux, tout serait supprimés. Ce serait mettre en difficulté les communes, et la position de l’UMP au niveau de la Loire, avec la création d’une métropole, sur Saint-Etienne Métropole, et le projet de certains élus de droite de supprimer le département sur les 45 communes de Saint-Etienne Métropole, est aussi très inquiétant. Autre chose, par rapport à la politique d’austérité qui est menée au niveau national par le gouvernement, et aussi au niveau départemental par la droite, il faut savoir que depuis 2006 et jusqu’aujourd’hui, c’est 64 % du budget d’investissement qui a été supprimé. 56 millions d’euros, c’est colossale. S’il y a moins d’investissement et bien il y a moins d’entreprises locales qui ont des marchés. Et à ce moment là quel est la conséquence ? c’est moins d’emplois. On voit les effets de la politique national, mais au niveau de la Loire c’est la même politique, il est temps que cela change, c’est aussi une différence et le moyen pour les habitants, de dire que l’on aspire à une autre politique au niveau départemental et national.

 

Ce scrutin s’annonce avec un fort taux d’abstention, avez vous une solution miracle pour que les gens aillent voter ? Je pense qu’il est très important de bien informer les habitants, car pour beaucoup d’habitants, en grande majorité, ils ne connaissent pas les compétences du département , ce que j’évoquais précédemment, demandez qui s’occupe des travaux d’investissement des collèges, mais je dirait que 80 % des habitants ne le savent pas. Demandez leur au niveau des personnes âgés, qui n’a pas dans sa famille, actuellement, ou n’a pas eu, ou n’aura pas prochainement, une ou plusieurs personnes âgés, ou l’on a du mal a trouver une place dans un foyer ? Ou faire des travaux pour rester à son domicile ? Le fait de cette proximité, faisons attention si demain tout est remis en cause. C’est les élus, les candidats qui ont une responsabilité importante, de présenter leur rôle au niveau du département, et je dirais aussi les médias globalement. Les gens connaissent bien le maire, le gouvernement, mais ne font pas la différence, même par rapport à la région. Par rapport à l’intercommunalité, qui fait quoi exactement ? et donc oui pour voter, il faut que cela ait un intérêt. Je peux vous dire que pour être conseiller général de puis fin 2000, je peux vous dire qu’au quotidien le département joue un rôle très important. « donc il faut aller voter » exactement.

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