Rendez-vous avec Gilles ARTIGUES président de l’UDI Loire

Avant dernier  “Rendez-vous avec” de la Saison 1 avec le nouveau président de l’UDI Loire et également 1er adjoint de la Ville de Saint-Etienne, cette semaine c’est Gilles Artigues qui était l’invité de notre rendez vous de la fin de semaine, ce rendez vous dont j’aurai finalement beaucoup entendu parlé au cours de ces derniers mois dans le petit monde stéphanois et dans le monde internet. Cette nouvelle émission était diffusée  jeudi 23 juin à 18 h et rediffusée le vendredi à 11 h elle sera ensuite sur youtube, pour ecouter l’emission sur Loire FM 100.9 dans le monde entier voici le lien http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/..

 

J’avais déjà rencontré M. Artigues le 26 Mars 2014 pour le site “Le stéphanois à la Casquette” extraits :

 

Stéphanois, Gilles Artigues, est né en 1965, c’est l’un des personnages politiques « populaire » de notre ville. Enseignant pendant 15 ans, militant au sein de la famille centriste, en 2002, il devient député de la Loire. très engagé dans la vie politique locale, adjoint au maire de Saint-Etienne, de 1995 à 2001, chargé de la vie associative et de 2001 à 2008, chargé de l’espace public. Conseiller municipal d’opposition de Saint-Etienne, conseiller général de la Loire, en mars 2011 il accède à la vice-présidence du Conseil Général, en charge de l’éducation, de la jeunesse et des politiques urbaines. Aujourd’hui il fait campagne au coté de Gaël Perdriau pour les municipales, et après de nombreuses rencontres dans l’aventure du stéphanois à la casquette, je suis allé le rencontrer pour en savoir un peu plus sur son parcours, ses attentes et ses espoirs.

 

Comment est né votre engagement politique ? J’ai toujours aimé la politique, depuis que je suis tout jeune, tout petit, je m’y suis intéressé. Je mettais toujours dit qu’un jour je franchirais le pas, à la première occasion d’être élu. J’ai donc milité dans la vie associative, et puis lorsqu’en 1995 il m’a été proposé de participer à une aventure municipale, j’avais 30 ans à l’époque, j’ai accepté. et j’ai eu une très belle délégation pour quelqu’un qui débute, qui veut suivre un parcours politique. J’ai eu la délégation a la vie associative, et dans une ville comme Saint-Etienne, il n’y a pas un quartier qui n’a son amicale, son centre social, c’était quelque chose pour moi qui a été très déterminant. J’y ai consacré beaucoup de temps dans ce premier mandat, en plus moi j’aime bien les gens, j’aime bien le contact, cela a été un mandat très heureux. Le deuxième mandat était plus technique au niveau de l’espace public, que j’ai vécu aussi en mettant en avant l’humain, c’était surtout en direction des cantonniers, des jardiniers, que je consacrais le plus fort de mon temps. La politique c’est une passion, je pense qu’une femme ou un homme politique, peuvent être utile pour changer le quotidien des gens, même si l’on a pas une baguette magique pour tout résoudre. Je considére que le politique a un petit pouvoir, s’il peut le mettre à disposition des gens c’est bien. Quand un élu fait généralement une intervention, il a toujours une réponse, ce qui n’est pas le cas malheureusement quand c’est un simple citoyens qui le fait. Moi j’essaye d’être la relation de ceux qui n’en ont pas, en quelque sorte.

 

Aujourd’hui pouvez nous dire pourquoi lors des précédentes municipales, il y a eu désaccord avec M. Thiolliere ? J’ai pas forcément envie d’en reparler, parce que c’est vrai que nous avons tournés la page. Y compris avec Michel Thiollière, nous en avons discutés tous les deux, nous avons regrettés ce qui c’est passé, nous avons par contre d’une manière très honnête reconnu que, en quelque sorte les torts étaient partagés, c’est vrai qu’il n’y a pas qu’un seul responsable dans cette affaire. Nous nous sommes loupés, comme on dit, c’est de l’humain la politique. Je pense que nous aurions pu être très complémentaire, Michel Thiollière fait beaucoup de choses pour Saint-Etienne, des choses très concrètes, qui lui ont permis de progresser lorsqu’il était maire. C’est un visionnaire qui voit sa ville dans les 10 ou 15 années qui viennent, peut-être même au delà, moi je suis d’avantage un homme de terrain, un homme de proximité, je pense qu’effectivement nous aurions pu faire de grande choses ensemble. Cela a été possible lors du premier mandat, un peu plus difficile lorsque je suis devenu député et lui sénateur, cela nous laisse pas mal de regrets, maintenant nous sommes sur autre chose. Maintenant c’est Gaël Perdriau, qui est notre leader, qui en a la capacité, qui c’est vraiment préparé pour cette élection, je considère que ce qui est au passé doit y rester. Même si, quand on parle des municipales de 2008, il ne faut pas oublier qu’il y a eu juste 9 mois avant des élections législatives, j’étais donc député sortant, on est venu me concurrencer sur mon propre terrain. Alors que je pense que j’avais plutôt bien fait mon travail de parlementaire, donc si on veut être honnête la machine à perdre, elle n’a pas débutée en 2008 mais en 2007 ou j’ai été le premier agressé. Mais bon …vous me posez la question j’y répond, sincèrement c’est plus d’actualité. Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas très bien compris, comme vous, ce qui s’était passé mais qui disent maintenant voyons l’avenir. Si vous ne vous étiez pas unis avec Gaël Perdriau cette année, en 2014 ce n’était même pas la peine de faire campagne. Gaël l’a très bien compris aussi, on forme je pense un bon duo, qui est complémentaire et je pense que les stéphanois nous feront confiance pour que l’on rattrape ce temps perdu.

 

Comment s’est passé la fusion de vos 2 listes avec M. Gaël Perdriau ? Elle s’est passée dans de très bonnes conditions, à partir du moment ou nous voulions tous faire l’union, c’était le discours que nous tenions depuis les dernières élections municipales, puisque nous ne voulions pas rééditer ces erreurs là, la difficulté c’était de trouver la meilleure formule pour y arriver, qui pour conduire la liste ? j’ai considéré à un moment donné qu’il fallait faire confiance à quelqu’un de jeune, quelqu’un qui avait les compétences, qui avait réussi dans sa vie professionnelle, dans sa vie familiale, et qui avait aussi une bonne expérience dans la vie municipale. Puisque nous avons été élus ensemble en 1995, cela fait maintenant une vingtaine d’années, on a partagés 2 mandats dans la majorité et 1 mandat dans l’opposition. On a portés d’ailleurs ensemble l’opposition, il y avait 2 groupes d’opposition avec Gaël, c’était donc assez naturel que l’on se retrouvent derrière lui. Il y a aussi notre ami Georges Ziegler qui a jouer un rôle très positif, ce qui est intéressant à noter c’est que nous n’avons pas attendus que nos partis politiques, se rassemblent, négocient au niveau national. Nous avons pris une décision locale, parce qu’il nous semblaient que c’était de l’intérêt de Saint-Etienne. Moi je me retrouve tout a fait dans cette alliance, qui est loin d’être une alliance de circonstances ou de façade, nous nous sommes rapprochés vraiment pour la durée, et puis je pense que cela se voit sur le terrain. Nous avons une belle complicité avec Gaël Perdriau, nous faisons une campagne très heureuse sur le terrain, on rencontre beaucoup de gens et nous nous entendons bien, cela va même au delà de ce que nous pouvions penser avant de sceller cette union, nous sommes différents, nous avons des sensibilités qui ne sont pas toujours les mêmes, mais nous sommes complémentaires. Gaël est un homme de droite modéré et humaniste et moi je suis le centriste que tout le monde connait, mais clairement positionné au centre droit.

 

Si vous aviez un rêve fou pour Saint-Etienne ce serait lequel ? Le rêve fou pour Saint-Etienne, c’est pas un rêve qui est impossible. C’est de revoir notre ville compter parmi les communes de France, elle a des atouts qui malheureusement ne sont pas suffisamment mis en valeurs par la mairie actuelle, quand nous allons dans tous les quartiers, nous sommes les seuls a faire une campagne de terrain aussi approfondie, nous voyons qu’il y a des gens exceptionnels, mais qui envisagent de s’en aller. La ville n’est plus attractive, il y a des problèmes du quotidien, de propreté, de sécurité, de circulation, de transports et c’est vrai que tout cela me fait de la peine. Je suis un vrai stéphanois, j’aime beaucoup cette ville, j’aime beaucoup les gens qui sont très généreux et je trouve sincèrement qu’ils mériteraient d’avoir un maire qui leurs ressemble et qui les rassemble. J’ai pas de rêve fou je suis assez pragmatique, je suis un matteux, un scientifique.

 

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Auteur de l’article : lestephanoisC

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