Rendez-vous avec Lionel SAUGUES

Déja le dernier numéro de la Saison 1 de “Rendez-vous avec” puisque cette semaine avec Lionel Saugues adjoint notamment au commerce de la ville de Saint-Etienne, nous avons refermés la premiere saison qui avait démarré en septembre dernier, il était donc invité dans notre rendez vous de la fin de semaine, pour parler de commerce et du comité de soutien à Alain Juppé pour ce rendez vous devenu incontournable dans le monde stéphanois et dans le monde internet. Cette dernière émission sera diffusée  jeudi 30 juin à 18 h et rediffusée le vendredi à 11 h elle sera ensuite sur youtube, pour ecouter l’emission sur Loire FM 100.9 dans le monde entier voici le lien http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/..

J’avais déjà rencontré M. Saugues le 8 juin 2015 pour le site “Le stéphanois à la Casquette” extraits :

Ayant vécu un an au Puy en Velay, j’avais noté le parallèle entre son nom et le petit village de Saugues en haute-Loire. Originaire du Puy en Velay, Lionel a beaucoup voyagé dans sa jeunesse puisque son père était militaire, et c’est à Saint-Etienne qu’il est venu faire ses études. Puisqu’il a fait un Master conseiller en développement, pour le développement économique. Responsable pendant plus de 6 ans à la CCI du commerce, pour la Loire Sud, aujourd’hui il travail en parallèle avec son poste d’adjoint, à la CCI de région, il coordonne les 11 CCI de la région Rhône-Alpes en matière de commerce. Poussé par la volonté d’être au cœur du message que le commerce est la vie d’une ville. Comme je parle avec beaucoup de commerçants, j’avais envie de le rencontrer pour connaitre son message et le personnage, j’ai donc comme à chaque fois posé mes questions. Je m’excuse auprès de Lionel pour avoir du couper, car poussé par son enthousiasme il a beaucoup parlé…

Comment est né votre engagement politique ?  Moi, je viens de la société civile, et donc jusqu’à encore peu de temps, je n’avais pas d’engagement politique. Ce qui m’a fait m’engager à Saint-Etienne, c’est une homme, c’est Gaël Perdriau, et c’est un projet. C’est une volonté que le maire avait, celle de relancer cette ville de Saint-Etienne, ce qui m’a séduit c’est qu’il a compris l’importance du commerce, dans la dynamique d’une ville, et il a compris qu’il faut mettre le paquet sur ce secteur d’activité, trop longtemps délaissé, pendant plus de 10 ans. Au delà même du mandat de M. Vincent, ce n’était pas un sujet prioritaire, aujourd’hui cela l’est devenu, et c’est pour cette raison que j’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice. Nous nous sommes rencontrés avec le candidat de l’époque, nous avons longuement discutés, sur mon engagement professionnel, ma vision des choses, et petit à petit il m’a proposé de le rejoindre, pour mettre en place le projet qui aujourd’hui est le notre. Avec une particularité, c’est que je ne suis pas seul pour mettre en place ce projet, à Saint-Etienne, nous mettons vraiment les moyens, j’ai deux conseillers municipaux à mes cotés, pour m’occuper du commerce. C’est inédit en France, j’ai aussi des fonction au national depuis maintenant plusieurs mois, au sein de « Centre ville en mouvement », j’étais récemment à Nimes, pour les assisses nationales, tout le monde était là pour parler de la situation du commerce, et pour moi c’est important d’aller voir ce qui se passe ailleurs. De prendre des bonnes idées et être en capacité de se dire, oui la situation à Saint-Etienne, n’est pas simple en matière de commerce, mais le commerce vit une crise au niveau national, l’important c’est que nous avons pris la mesure du problème, nous sommes la seule grande ville de France, à avoir autant d’élus mobilisés sur cette question.

 

Politiquement, même si je viens de la société civile, je suis plutôt orienté de ce coté la, mais moi ce qui m’importe c’est plus les hommes que les partis. Et avec Gaël Perdriau nous avons une vision très ouverte des choses, certes c’est un homme de droite, je fais maintenant parti du parti des « républicains » depuis peu, je me retrouve évidemment dans ces idées la. mais l’idée est de se dire, il y a un homme qui veut travailler pour sa ville, et c’est comment, moi, je peux aider les commerçants et aider notre ville à se développer. C’est ce qui m’importe, plus que les aspects politique. C’est sans doute pour cela que je suis un peu atypique dans les adjoints, moi j’ai cette culture de l’entreprise, de la société civile, même si il faut assumer, nous sommes dans une équipe UMP-UDI, et j’en suis fier, c’est un honneur qui m’est fait d’être dans cette équipe. Je mesure la charge qui est donné à cette délégation, mais c’est un challenge énorme.

 

Un an après, comment avez vous vécu la campagne des élections municipales stéphanoise ? C’était ma première campagne, c’était une nouveauté pour moi, comme pour un certains nombre d’autres collègues, 30 % des élus de la liste de M. Perdriau viennent de la société civile. C’était donc une nouveauté pour un certains nombre, moi j’ai beaucoup travaillé au coté des commerçants dans cette campagne, la volonté était de mobiliser les commerçants, faire preuve de pédagogie et leurs expliquer notre programme. Pendant la campagne j’ai entendu des commerçants en grande souffrance, qui n’avaient pas été écoutés depuis des années, délaissés, voir méprisés, ont parlais à l’époque de nantis, qu’ils gagnaient de l’argent…C’était culturel dans l’esprit de certains ! Moi qui les connaîs bien les commerçants et pas seulement à Saint-Etienne, au moins à l’échelle régionale, je me suis dit ce n’est pas possible. Donc nous avons fait beaucoup de pédagogie, nous avons expliqués, montrés tout ce que nous voulions faire pour le commerce. Avec un programme qui est très ambitieux, cela fait un an que nous sommes en place, il y a beaucoup de choses à faire, il y a déjà beaucoup d’actions qui ont été menées.

 

Justement la société à changée, avec internet et la multiplication de la grande distribution en périphérie des villes, avez vous des solutions pérennes pour ramener le commerce en centre ville ? C’ est l’élément de départ, aujourd’hui la société française ou la société occidentale, a effectivement changée. les modes de consommation ont changés, les clients ont changés, on ne peut plus raisonner avec les actions du passé. C’était d’ailleurs le sens des assises nationale du centre ville que j’évoquais précédemment. C’est comment nous réinventons le centre ville du futur ? la question c’est comment nous les élus, mais aussi les commerçants, nous nous mobilisons pour répondre à ces questions ? Nous vivons en réalité une nouvelle révolution commerciale, la grande distribution à forcément bouleversé le commerce, aujourd’hui avec internet et la question de la mobilité, smartphone etc…cela change forcément la donne.

 

Nous savons donc que le commerce de demain ne sera pas celui d’aujourd’hui, nous sommes donc entrain de remettre déjà les basiques en place, parce qu’ils n’étaient pas bien en place à Saint-Etienne, faire en sorte que notre centre ville et nos quartiers soient plus agréables à vivre, soient plus propre, que la ville soit plus attractive. Que l’on parle différemment de la ville de Saint-Etienne, notamment à l’extérieur, que l’on travail sur la question des transversales, faire en sorte que les gens qui viennent en voiture, se retrouvent plus facilement en centre ville, la question aussi du stationnement avec aujourd’hui les 20 premières minutes gratuites. Nous n’allons pas nous arrêter la, mais nous avons un programme global, comment on fait pour que les clients retrouvent un plaisir « shopping » ? plaisir, convivialité, envie, c’est un sens important pour nous. C’est des évènement que l’on multiplie en centre ville, des terrasses que l’on ouvrent toute l’année, avec un seul objectif, de dire Saint-Etienne est entrain de changer, revenez y faire vos courses. Après toute l’action que nous avons auprès des commerçants au quotidien, est aussi de dire n’attendez pas tout , nous parlons vrai au commerçants, nous avons la chance de pouvoir leur dire, nous ne sommes pas langue de bois, nous faisons des actions, nous prenons nos responsabilités, aucune équipe n’a fait à Saint-Etienne depuis longtemps, sur le commerce, c’est aussi a vous de vous mobiliser, n’attendez pas tout de nous.  Les associations de commerçants ont leur rôle, à tenir pour faire des animations commerciales, c’est pour cette raison lors de la biennale du design, que nous leur avons dit de faire la promotion de cet événement international, c’est l’image de la ville. Nous allons être en capacité aujourd’hui de pouvoir poser des vraies questions, ouverture entre midi et quatorze heure, ce n’est pas simple, mais c’est attendu par la clientèle. La clientèle change et a aussi envie de faire ses courses pendant le déjeuner, et donc comment vous les commerçants allez vous prendre en compte ces questions là ? Une partie de la réponse est chez eux. Elle n’est pas qu’au niveau de la ville.

 

Du 11 au 13 juin c’est la braderie dans le centre ville, quels sont les animations et les objectifs ?  Contrairement à ce que pense certains, aujourd’hui Saint-Etienne c’est déjà 3000 commerces ce n’est pas rien, nous sommes dans la deuxième ville de Rhône-Alpes-Auvergne, nous sommes une capitale importante au niveau du commerce. Mais cela ne se sait pas assez, c’est vrai qu’il faut aller chercher des marques, que nous n’avons pas, les gens disent souvent c’était mieux avant, oui mais il y a 30 ans il y avait moins de grandes surfaces, pas d’internet, etc…Il y avait aussi plus de population, tout a changé, on ne peut pas toujours comparer, l’important c’est le présent et l’avenir. Aujourd’hui l’offre commerciale est présente, nous avons aussi la chance d’avoir un taux d’indépendant, extrêmement important, c’est une chance pour une ville comme Saint-Etienne, 80 % des commerçants stéphanois, ce sont des indépendants. Cela veut dire qu’il y a une vraie diversité, on retrouve des choses à Saint-Etienne, que l’on ne retrouve pas toujours ailleurs. Notre difficulté c’est qui dit indépendant, dit plus grande précarité par rapport à la crise, moins de solidité pour réagir face à la crise et aux changements de comportement. le message que je veux donner c’est que nous avons des enseignes, mais qu’aussi des enseignes nouvelles s’intéressent à Saint-Etienne, c’est nouveau, et tout le travail que nous avons fait est entrain de porter ses fruits, avec l’exemple de Monoprix.
« C’est un peu flou cette histoire, il y a 22 ans Monoprix a baissé le rideau en disant que ce n’était plus rentable, aujourd’hui cela va être rentable, c’est pour faire plaisir à M. Perdriau ??? » Non, non j’ai bataillé pendant des mois, Monoprix c’est avant tout une enseigne de proximité, ils ont fait l’analyse en se disant, ou sommes nous présent ? nous nous sommes retirés dans certaines villes dans le passé, mais aujourd’hui c’est le retour de la proximité dans les enseignes alimentaires, et nous avons envie de revenir ou nous étions absent. C’est la stratégie et nous avons du aussi expliquer notre projet, notre volonté, notre ambition, et c’est pour cette raison qu’ils sont de retour, et ce n’est pas les seuls qui vont arrivés. C’est trop tôt pour le dire, mais nous savons que dans les prochains mois, il va y avoir un certain nombre d’autres enseignes importantes qui vont venir à Saint-Etienne, en centre ville. Cela veut dire que les enseignes nationales ont compris qu’il se passe quelque chose à Saint-Etienne. Les enseignes font chaque année, un top 30 des villes ou elles aiment être présente, nous n’avons jamais été dans ce classement, par contre dans le journal de la franchise, il est dit que Saint-Etienne bouge, et donc les enseignes nationales se disent il y a un marché et nous devons y être.

 

Moi ce que j’ai envie de dire au stéphanois, vous avez envie d’avoir des commerces, donc acheter c’est presque un acte militant, acheter en centre ville, acheter dans vos quartiers, c’est faire preuve de militantisme de dire moi j’achète parce que je veux que dans mon centre ville, dans mon quartier, le commerçant de proximité soit présent. C’est un choix de société…chacun doit être un ambassadeur et les commerçants doivent avoir une vision positive de la chose, oui la situation est difficile, cela dépasse Saint-Etienne, c’est partout pareil, mais nous avons un héritage. Il y a des centaines de locaux fermés, mais comme dans d’autres villes, moi je me bat tous les jours pour faire en sorte qu’il y ait de nouvelles activités qui ouvrent. Il y a déjà des dizaines de boutiques qui ont ré-ouvertes en centre ville depuis que nous sommes là, ce n’est pas rien. Nous avons cassés cette spirale descendante, c’est aussi exact que certains propriétaires de locaux commerciaux ont une vision décalés de la réalité du marché des loyers, mais nous ne sommes pas la, pour gérer des problématiques privés, nous ne sommes pas en Union Soviétique. C’est la liberté du commerce, nous réfléchissons à une action auprès des agents immobiliers, car nous pouvons être des facilitateurs pour conforter des positions, pour l’urbanisme, pour aider pour des travaux, quand une enseigne hésite nous allons dialoguer avec elle, pour leur montrer notre volonté. c’est sur que si on reste les bras croisés comme c’est fait depuis 10 ans et que l’on laisse faire le marché, forcément cela va chuter et à l’inverse si on mobilise les commerçants et si les commerçants sont fiers, malgré les difficultés d’être à Saint-Etienne et de se sentir écoutés, et s’ils ont envie de participer à la vie de la ville et sa nouvelle dynamique, c’est déjà pour moi une belle fierté. Si à la fin de la mandature, la clientèle qui boudait le centre ville, revient petit à petit ce sera une belle victoire et l’enjeu il est la. Et la Braderie c’est un élément parmi d’autres, l’objectif est de dire qu’a chaque événements importants, nous essayons de les « rebooster » pour faire en sorte que l’on parle plus largement de Saint-Etienne. Nous voulons faire de la braderie le deuxième évènement commercial de la ville, après le marché de Noël, nous avons un positionnement à trouver à l’échelle du département et pourquoi pas de la région, des braderies populaires il n’y en a pas beaucoup, nous avons la capacité avec des commerçants a condition qu’ils jouent le jeu, et avec des non sédentaires qui viennent de toute la France, de faire en sorte et de dire qu’a Saint-Etienne, on fait des bonnes affaires. C’est sympa, c’est convivial, c’est pour cette raison que cette année nous doublons le nombre d’évènement par rapport à l’an dernier, comme la garden party, le tournoi de basket, le village italien…

 

Pour finir avez vous un rêve fou pour Saint-Etienne ? Moi j’ai envie que l’on dise demain, Saint-Etienne est une ville ou il se passe des choses, on nous avons un commerce de qualité, on nous avons envie de faire du shooping, et ce dire au final, Saint-Etienne est une grande ville de France. En tout cas nous avons envie d’y contribuer.

 

 

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