Rendez-vous avec Patrick REVELLI “les Verts de 76”

“Rendez-vous avec” met un pied dans le monde du football, séquence nostalgie avec les 40 ans le 12 Mai des Verts de 76, l’emision prend son rythme de croisière et s’installe dans le monde stéphanois et dans le monde internet. Une émission qui sera diffusée  le jeudi 5 Mai à 18 h 00 et rediffusée le vendredi à 11 h elle sera ensuite sur youtube, pour ecouter l’emission sur Loire FM 100.9 dans le monde entier voici le lien http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/..

J’avais déjà rencontré Patrick Revelli, pour les élections municipales en 2014, pour le site Le Stéphanois à la Casquette, un vrai moment de bonheur, ce fut donc un nouveau plaisir de le retrouver derrière le micro de Loire FM. Extrait de cette rencontre avant d’écouter l’emission le 5 Mai…

Né en 1951 à Mimet, dans les Bouches-du-Rhône, Patrick Revelli est un ancien footballeur international Français (5 sélections) de l’AS Saint-Étienne, puis il a choisi de poursuivre sa carrière à Sochaux où il a connu une véritable renaissance lui permettant d’acquérir un surnom qui lui colle à la peau « le Gaulois ». mais vous le savez déjà. Conseillé du maire actuel, il s’est rendu célèbre pour son dribble chaloupé face au Dynamo de Kiev, un atout qui doit être encore efficace, depuis qu’il est entré en politique. Séduit par son discours vrai lors de la présentation de la liste conduite par M. Vincent, je suis allé le rencontrer pour en savoir un peu plus sur son parcours, ses attentes et ses convictions.

Comment passe t-on d’une carrière de sportif de haut niveau à un engagement politique ? La politique m’a toujours intéressé, même quand j’étais joueur à Saint-Etienne, j’ai toujours eu des débats assez dur avec le regretté Pierre Poty, et Gilles Chabal. Mon meilleur ami qui l’est toujours aujourd’hui, même au bout de 45 ans, était « cégetiste » chez les pompiers, plutôt parti communiste. Moi ma famille est de gauche bien sur, puisque mon père et mes frères étaient mineures, alors c’est vrai que pendant des années j’ai rejeté tout cela. Au fil des années en prenant de l’âge, la réflexion est revenue, je dirais que le naturel est revenu, c’est mes origines. Il y a beaucoup de manque aujourd’hui, d’injustice, vu mon passé m’a rattrapé, et j’ai envie aujourd’hui de corriger tout cela. Je ne suis pas quelqu’un qui va la fleur au fusil devant, avec la bannière, et que des personnes vont profiter parce que j’ouvre ma « gueule » ou quoi que se soit. J’essaye à travers mon poste aujourd’hui, dans les secteurs de Saint-Etienne, à travers toutes les associations, être présent auprès d’eux, d’essayer de faire beaucoup de choses. Depuis que je suis conseillé au cabinet de M. le Maire, j’ai une carte assez large qui va aussi bien d’un tournoi handi-supporter à un tournoi de prévention, pour des enfants entre 15 et 17 ans. J’ai organisé avec la confiance et l’enthousiasme de M. le Maire et du procureur, des matchs à la maison d’arrêt de la Talaudière. J’ai un secteur assez large de travail aujourd’hui. Alors comment j’y suis venu ? On m’avait déjà sollicité en 2001, j’avais refusé car à l’époque j’étais entraîneur de l’équipe de CFA et du centre de formation de l’ASSE. Vu ma position à ce moment là au club j’avais décliné l’invitation, par contre en 2008, c’est moi qui a fait la demande, à mon cousin qui était chez les verts (cela ne s’invente pas), je lui avait dit que j’étais près à m’investir dans ma ville, à Saint-Etienne. Il en avait parlé à M. Friedenbergh, qui en a lui même parler à la tête de liste de l’époque, M. Vincent. On s’est rencontré deux fois, le courant est passé et je me suis engagé sur la liste des municipales 2008 et vraiment aujourd’hui je ne le regrette pas.

Comment expliquez vous que pour cette élection municipale, vous êtes le seul « ancien vert » à soutenir M. Vincent ? Je me suis renseigné sur les « anciens verts » qui soutiennent l’autre liste, parait-il ? A part Jérémy Janot, à ce jour, j’ai demandé, j’ai téléphoné à mon frère pour ne pas le nommer, et à d’autres joueurs. On m’a dit il y a untel et untel, il s’est avéré que se sont des conversations qu’ils ont eu, mais à la sortie il n’y à rien. Exit Patrick Guillou ? il était sur la liste et on ne le trouve plus, c’est étonnant, il faudrait lui poser la question !!! Il a fallut faire de la place pour le centre, s’il y a encore un centre à Saint-Etienne…

Quel est votre rôle, ou plutôt votre mission au sein du cabinet du Maire ? Mon rôle c’est aussi d’être une éponge au niveau du cabinet, entre le directeur, M. Royon et M. Dancer en tant qu’adjoint, nous sommes la pour écouter ce qui se dit, remonter les informations, être à l’écoute des gens, pour moi en ce qui me concerne, des associations, toutes les associations. Vu mon passé, que se soit les associations ou même les personnes âgés, tout le monde me fait remonter les informations, à moi de les trier et faire avancer certains dossiers. Être toujours à l’écoute, et d’avoir les oreilles pour M. le Maire.

Si vous aviez un rêve fou pour Saint-Etienne ce serait lequel ? Moi aujourd’hui c’est pour la ville, que l’on retrouve beaucoup d’emploi. Des jeunes couples qui reviennent s’installer sur la ville, c’est une ville qui est méconnue. Nous avons une mauvaise image à l’extérieur et quand on y vient , elle à une très bonne image. Je dit que nous avons un manque de communication, et ce n’est pas que la ville, c’est le département. Il faut tous tirer dans le même sens et ne pas avoir peur de dire que l’on est bien ici. Le stéphanois depuis longtemps, à cette idée, pour vivre heureux vivons cachés, mais aujourd’hui c’est fini. Si l’on veux que notre département, notre ville, notre agglomération prennent de l’importance, c’est de l’emploi, des jeunes qui reviennent ici, et retrouver beaucoup plus de monde sur la ville. Si on regarde les prix que nous avons, ils sont très attractifs, donc ce serait bien que tout le monde y jette un œil, et en faire la publicité.

Enfin pour finir, votre plus beau souvenir de footballeur ? j’en ai plusieurs, car pour moi c’est difficile d’en sortir un par rapport à un autre. Il est certains que le 3eme but contre Kiev, le débordement, le centre en retrait pour Dominique, qui fait encore aujourd’hui la joie du Musée, cela restera à jamais gravé dans ma mémoire. Au niveau affectif aussi, j’étais remplaçant au début du match, je rentre à la mi-temps il y avait 0 – 0, on en parle pas beaucoup, mais je fais marquer le 1er but, et puis ce débordement pour le 3eme but. Et là, je vais vers la tribune Henri Point, ou était ma femme, et ce but c’était pour elle. (émotion)

Rencontre du Mardi 4 Mars 2014, photos ©  Éric Manceau.

Partager cet article :

lestephanoisC Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *