Rendez-vous avec Régis JUANICO Député de la Loire

Aujourd’hui et pour finir le mois de Février, c’est l’actuel député de la 1ere circonscription de la Loire, Régis JUANICO que nous retrouverons au micro de LOIRE FM. Rendez vous avec une nouvelle fois la politique, trés fier de voir que dans cette jeune emission, les politiques et artistes acceptent de venir partager un moment de dialogue en toute simplicité.

L’émission sera diffusée ce jeudi 25 février à 18 h et rediffusée le vendredi à 11 h elle sera ensuite sur youtube, pour ecouter l’emission sur Loire FM 100.9 dans le monde entier voici le lien http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/.

J’avais déja rencontré M. Juanico pendant les élections au conseil départemental, il y a un presque un an, le vendredi 27 mars 2015, voici un extrait de cette rencontre.

Régis Juanico, député de la Loire, élu le 17 juin 2007 dans la 1ère circonscription (Saint-Etienne Nord) et pour la première fois Conseiller Général de la Loire en mars 2004 sur le canton Nord-Est 1 de la ville de Saint-Etienne (Hôtel de Ville-Préfecture, Crêt de Roc, Chateaucreux, Monthieu-La Montat, Soleil, Terrenoire) avec 59% des voix et réélu en mars 2011 avec 65% des voix.

Au sein du groupe de la Gauche Démocrate et Socialiste au Conseil Général de la Loire, il est plus particulièrement chargé du suivi de l’action sociale (RMI, famille-enfance, personnes âgées, handicap), des questions de rénovation urbaine (ANRU, EPASE), de la vie associative et de l’éducation populaire.
Engagé au Parti Socialiste depuis 1990, en charge, dans l’équipe de campagne de François Hollande pour les élections présidentielles, des questions de financement, j’ai donc posé mes célèbres questions à un des personnages important de la vie politique de notre département, nous nous sommes souvent croisés puisque je suis habitant de ce canton 18. Un canton ou l’affrontement avec le FN est une surprise pour les deuxième tour, mais qui devrait resté à gauche. Quand à moi, j’ai déjà des rendez-vous pour les élections régionales en fin d’année.

 

Comment est né votre engagement politique ?

Très jeune, je me suis intéressé a tout ce qui concerne l’action publique, j’étais très tôt intéressé par les questions de politique, ayant eu la chance de grandir dans une famille ou par tradition, on était plutôt droite extrême, puisque mes parents sont « pieds-noirs » et moi je suis tombé sur des parents qui étaient de gauche. Très très vite le milieu associatif, le milieu sportif, le fait d’avoir exercé des responsabilités de délégué de classe dès le collège, d’avoir toujours aimé représenter et défendre à l’époque, mes amis et mes copains. Font qu’après par la suite, avec l’organisation de colonies de vacances, le milieu sportif, associatif, très naturellement l’engagement à gauche s’est progressivement construit dans les années lycées. Et quand j’ai eu la chance de choisir une orientation, après le bac, j’ai choisi un institut d’études politique. C’était la voie que j’avais choisie, sur le plan politique l’éveil, il est dans les années fin 80 début 90, dans un triple contexte, une droite dur que nous avons vu à cette époque avec le gouvernement « Chirac » entre 86 et 88, et bien sur l’engagement des jeunes autour des manifestations étudiantes, et la mort de « Malik Oussekine », la montée du Front National, et donc la lutte contre l’extrême droite aussi.

Et à gauche un engagement qui est un engagement au moment ou c’est le second septennat de François Mitterand, avec bien évidement toujours cette image de celui qui nous a fait gagner en 1981, mais surtout en engagement des jeunes en politique, notamment au mouvement des jeunes socialistes, ou chez les jeunes rocardiens. Qui était également un engagement critique, qui était capable de dire, la gauche aujourd’hui elle doit s’améliorer sur un certains nombres de sujets, économiques, sociaux, diplomatiques, à l’époque c’était la France-Afrique, les affaires…

Pour ces départementales, beaucoup de gens de droite ce sont plaint du nouveau découpage, (certains vous ont mis en cause), pensez vous que sans ce découpage les résultats du 1er tour auraient été différent ?

De toute façon il était indispensable de redécouper les cantons pour des questions d’égalité, de suffrage devant les électeurs, puis-qu’avant dans la Loire il y avait 42 cantons, et la population pouvait variée de 3 000 à plus de 40 000 par canton. Et dans un redécoupage nous n’avions pas le choix, il faut bien partir d’une limite au nord, d’une limite au sud, à l’ouest et à l’est, et faire 21 cantons d’à peu près la même population. L’enjeu c’était que tous les cantons aient la même population, c’est vrai qu’en milieu urbain les gens ne comprennent pas bien, pourquoi d’un coté d’une rue, nous sommes dans un canton et en face dans un autre, mais cela à toujours été le cas en milieu urbain. Après c’est l’INSEE en fonction des bureaux de votes et de la population, à déterminée les territoires. Les territoires de l’INSEE ce ne sont pas territoires déterminés par des ciseaux politiques, donc ce redécoupage est juste, il correspond pour les cantons de Saint-Etienne, il y a 6 cantons, il fallait bien qu’il y ait des limites, et ce redécoupage a été fait sur bases équilibrés, sinon je ne me serait jamais retrouvé dans le canton ou je suis candidat avec la commune de Saint-Priest-en-Jarez qui vote très largement à droite… »toutes les critiques venant de droite sont donc infondées » ? la droite dans cette campagne, a essayée depuis le début de détourner les électeurs de leur vote et de parier sur une forte abstention, en disant que personne ne s’intéressait aux élections départementales, que l’on ne connaissait pas les compétences des nouveaux conseils départementaux, ce qui est faux puisque nous avons votés la loi le 10 mars à l’assemblée national. Et que rien ne change quasiment, et en expliquant que le mode de scrutin était incompréhensible, que le redécoupage était source d’abstention pour les électeurs. Mais les électeurs sont venus d’abord pour des enjeux départementaux, c’est vrai que l’UMP d’un coté et le FN de l’autre, ont surtout joués sur l’aspect national. Le vote sanction, le vote Marine Le Pen d’un coté, car ce ne sont pas les candidats qui font campagne sur le terrain, c’est M.Le Pen qui est en photo dans toutes les professions de foi des candidats invisibles du FN, et du coté de l’UMP, en pariant sur un vote sanction du gouvernement au niveau national.

Mais je crois vraiment que dans la Loire, les électeurs sont aussi venus pour des enjeux départementaux, puisqu’ils se sentent concernés par les compétences du conseil départemental dans leur vie quotidienne. Que se soit la petite enfance ou l’avancée en âge, et les personnes âgées. Et le fait que la majorité départemental n’est pas vraiment de programme, et que nous nous ayons fait un programme structuré, décliné sur tous les cantons, sur la question de l’emploi, des services publiques, de la défense de l’environnement, la qualité de vie, de l’avenir des jeunes, ce sont des thèmes qui ont reçus un bon écho. De ce fait la participation a été un peu meilleur et c’est une bonne nouvelle. J’espère qu’au second tour, nous aurons une participation encore plus forte.

 

Conseiller depuis 2004, concrètement quel est votre rôle au sein du conseil général (et bientôt départemental) pour le quotidien des ligériens, et pour les faire voter ce dimanche ?

Nous avons fait un programme, qui se décline sur le canton, avec un certains nombre d’actions, que nous allons portées. Le conseil départemental c’est toute la question des personnes âgées, avoir des établissements accueillant des personnes âgées dépendantes suffisant, avec des tarifs abordables, et surtout nous voulons mettre l’accent sur l’aide à domicile, le maintien à domicile, des logements adaptés. Des outils adaptés pour prévenir le vieillissement, et en particulier nous insistons sur un savoir faire stéphanois, qui est le sport santé, l’activité physique adaptée, c’est une façon aujourd’hui de faire de la prévention, à la question du vieillissement. Il y a tout ce qui concerne le handicap, aujourd’hui il y a l’accessibilité des bâtiments départementaux, notamment des collèges, c’est une question très importante. Il y a aussi dans ce canton, la possibilité de faire du handisport, puisque nous avons tous les équipements sportifs, et les clubs, un lieu ou ce handisport vivrait. Tout ce qui concerne l’enfance et la famille, les gardes d’enfants en particulier, tout ce qui est crèche, tout ce qui est assistante maternelle, la aussi le conseil départemental à un rôle très important. Les collèges ou nous souhaitons, plus que des caméras de vidéo surveillance, nous souhaitons une présence humaine, d’adultes dans les établissements et aux abords, plus forte. Une meilleur sécurité routière, comme aujourd’hui les collèges de Terrenoire et de Montreynaud, qui sont près de voix de circulation, à très vive allure, il faut repenser l’accès aux collèges.

Et toute la question de l’amélioration de l’efficacité du conseil départemental, dans l’accompagnement et l’aide aux personnes qui sont éloignés de l’emploi, qui sont en insertion et qui sont au RSA. Aujourd’hui les résultats ne sont pas très bons, il y a des solutions, notamment pour les plus jeunes, développer les emplois d’avenir, ce qui n’est pas fait aujourd’hui par le conseil général. Les contrats aidés, le conseil ne fait pas suffisamment de contrats aidés, et surtout mieux travailler avec Pole Emploi, ce que ne fait pas le conseil départemental, dans l’accompagnement des personnes qui sont demandeur d’emploi depuis un certains nombres d’années par exemple. Nous souhaitons aussi soutenir tout ce qui est économie sociale et solidaire, qui crée aujourd’hui beaucoup d’emplois dans des secteurs comme la transition énergétique, et les secteurs d’avenir. Nous avons également des projets locaux, comme la valorisation du parc du bois d’Avaize et le soutien à la vie associative, et l’emploi associatif qui est une donnée très importante et que je suis tout particulièrement au conseil départemental.

J’étais au Front National mardi, qui donne votre canton gagnable par le FN, vous en pensez quoi et que devez vous faire pour être élu dimanche soir ?

Notre objectif et nous avons été très clair dès dimanche soir au soir du premier tour, bien évidemment constatant que le FN avait réalisé plus de 30 % dans l’ensemble du département de la Loire et dans ce canton. C’est tout de suite, dire, au second tour quand nous avons le choix entre un candidat républicain et un candidat de l’extrême, il n’y a pas d’état d’âme à avoir. Nous choisissons le candidat républicain quelque soit son appartenance. Nous avons appelé très clairement dans les 6 cantons ou nous sommes éliminés au second tour, à votre pour le candidat républicain. L’objectif est que dimanche soir, il n’y est aucun élu du FN, dans le conseil départemental de la Loire. Mais s’il y avait un ou deux élus, cela ne permettrait il pas de voir sur le terrain leur travail ? nous savons que sur le terrain, ils n’y sont pas, moi je préfère des élus de proximité de terrain, comme nous le sommes, qui répondent présent quand les gens ont des difficultés, que l’on peut voir toutes les semaines, dans les quartiers, les communes, la vie associative, je préfère avoir des élus même de droite, de toutes les sensibilités, que d’avoir des fantômes. Nous les avons aperçus furtivement sur les marchés entre les deux tours, on ne peut pas avoir confiance, un élu doit être présent. Un élu doit être à l’écoute, capable de prendre en charge les dossiers difficiles, ils n’ont pas de propositions, de programme départemental.

« j’ai entendu baisse des impôts ? » baisse des impôts ! alors bon courage, stabiliser les impôts, OUI, c’est possible de le faire. Mais quand nous avons une action sociale qui est en hausse constante, il faut financer l’accessibilité, par exemple pour les handicapés, le nombre de bénéficiaires du RSA, malheureusement il continue d’augmenter, ce sont des charges supplémentaires, bien évidement c’est une promesse démagogique, qui ne pourrait pas être tenue par élus du FN. Donc ils n’ont pas de programme pour le département de la Loire, ils ont un discours très critique, sur les élus en place, sur la gestion, des supposés économies que nous pourrions faire, il faut en faire des économies, mais les faire de manière intelligente et clairvoyante. C’est la clarification des compétences qui le permettras, avec les nouveaux échelons. Moi je souhaite qu’il n’y ai pas un seul élu du FN, je n’y crois pas dans ce canton, et c’est vrai dans tous les autres cantons. Il faut le dire très clairement, aux gens, que si nous appliquions ce que font aujourd’hui les élus du FN, dans leurs communes, ou ils ont été élus, cela se traduirait au conseil départemental, par moins d’égalité, moins de services publiques, moins de subventions aux associations, et par plus d’intolérance, de haine et aussi de pauvreté. La politique du FN quand elle est appliquée, la ou ils sont élus, conduit à opposer nos concitoyens les uns aux autres. Or le conseil départemental c’est l’échelon de la solidarité humaine et territorial. Aujourd’hui les élus FN sont les moins biens placés pour remplir ces missions et ces compétences de mon point de vue. Après le vote des électeurs FN peut se comprendre, dans le fait que dans les alternances politiques entre la gauche et la droite, on ne voit pas suffisamment les différences et les résultats. Dans la vie quotidienne des gens et cela il faut l’entendre. Et si possible pouvoir corriger ce qui nous est reprochés. Aujourd’hui les élus du FN ne sont pas digne de la confiance du peuple, parce que l’on voit comment ils se comportent dans les municipalités ou ils sont élus. Plus de haine, plus d’exclusions, et moins d’actions sociales.

Avez vous un rêve fou pour le département de la Loire ?

Le rêve fou avant ce second tour, c’est que la gauche réalise un bon score, c’est à dire qu’elle puisse conserver un maximum d’élus dimanche soir, si cela pouvait être entre dix et quinze se serait très bien. Puisque l’on nous donnait éliminés, complètement ratiboisés au premier tour, cela n’a pas été le cas. Nous avons bien résisté, au delà de cela, nous avons besoin dans ce département, qui est un département, plus vieillissant qu’ailleurs, plus pauvre qu’ailleurs. D’avoir des politiques départementales plus offensives pour valoriser nos atouts, industriels, touristiques, sur certains savoirs d’excellence, je parlais du sport santé par exemple, ou du textile santé, la question de la cyber-économie, pour tout ce qui est design, l’équipement des personnes âgées. Nous avons besoin aujourd’hui d’une politique beaucoup plus offensive du département, sur sa gestion, sur ses ambitions, d’autant plus que nous allons devenir un département central dans le cadre de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. Saint-Etienne et la Loire peuvent redevenir le centre de gravité, géographique mais surtout sur le plan politique. Il faut pour cela que nous ayons des équipes qui incarnent le renouveau, le dynamisme pour ce département ou nous sommes trop souvent dans une gestion « pépère » des affaires courantes, et ou nous n’avons pas vraiment de visions et d’ambitions.

 

 

 

 

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Auteur de l’article : lestephanoisC

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