Maurice VINCENT Senateur de la Loire et ancien Maire de Saint-Etienne

Ancien Maire de Saint-Etienne, aujourd’hui c’est Maurice VINCENT, sénateur da la Loire qui à répondu positivement à mon invitation en ce mois de février, pour l’émission “Rendez-vous avec…”.

Trés fier de voir que dans cette jeune emission, les politiques et artistes acceptent de venir partager un moment de dialogue en toute simplicité.

L’émission sera diffusée ce jeudi 11 février à 18 h et rediffusée le vendredi à 11 h elle sera ensuite sur youtube, pour ecouter l’emission sur Loire FM 100.9 dans le monde entier voici le lien http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/.

J’avais déja rencontré M. Vincent avant les élections municipales en Janvier 2014 voici un extrait de cette rencontre.

J’ai rencontré Maurice Vincent pour la première fois en Aout 2010, pour la venue de RMC et Jean-Jacques Bourdin, place Jean Jaures. Je lui ai expliqué les prémices de l’aventure « Le Stéphanois à la Casquette » et je me souviens que cela l’avais fait sourire. Maurice Vincent est né en septembre 1955 à Saint-Étienne, membre du Parti Socialiste depuis 1980, il devient conseiller municipal d’opposition en 1995. Elu maire de Saint-Étienne le 21 mars 2008. Il devient Sénateur de la Loire le 25 septembre 2011. Candidat à un second mandat a la Mairie, il a accepté de répondre a quelques questions au citoyen lambda que je suis.

Comment est né votre engagement politique ? Pour moi mon engagement politique est né assez jeune, on peut dire autour de 18 ans à peu près, même si je n’ai pas été dans un parti politique tout de suite, puisque j’ai adhéré au parti socialiste en 1980. En 1980 j’avais 25 ans, mon engagement est né sur une base simple d’un combat nécessaire pour améliorer la justice sociale, c’est le départ le fondement de mon combat à 18 ans et ça l’est toujours.

A quel moment dans votre cheminement avez vous eu l’envie de devenir Maire puis Sénateur ? C’est surtout à partir du moment ou j’ai été élu président de l’université, puisque j’ai été président de l’université en 1996 jusqu’en 2002. c’est dans cette période la, que je me suis intéressé de plus près à la vie municipale, c’est vrai que l’université est très importante à Saint-Etienne. Et c’est à ce moment la que j’ai pensé que je pourrais être utile un jour, donc j’ai été candidat aux élections municipales mais j’étais dans l’opposition. Ayant été ensuite dans l’opposition, les circonstances ont faites, que c’est moi qui me suis trouvé en situation d’être candidat à la mairie. Et c’est quelque chose qui m’intéressait, j’avais le sentiment de pouvoir apporter quelque chose à ma ville comme je l’avais fait pour l’université. Cela c’est fait finalement très progressivement a partir de cette période la. Et donc j’ai été candidat en 2008. Sénateur c’est une décision un peu particulière, parce qu’en réalité quand je me suis présenté aux élections sénatoriales comme Maire de Saint-Etienne, j’étais sur une liste, mais je n’étais pas le numéro 1. Quand on fais une liste, il y a 4 sénateurs dans la Loire, pour représenté les collectivités territoriales, nous avions un sénateur sortant : Jean Claude Frecon qui représentait plutôt le monde rural, et il était important d’avoir quelqu’un qui représente le monde urbain. Mais j’étais 3eme sur la liste, et j’étais pas sur du tout d’être élu, donc je me suis présenté dans le cadre d’un projet collectif pour représenter le monde urbain, et comme nous avons fait un très bon score, nous avons eu 3 sénateurs élus et j’ai été élu. J’ai donc été élu dans des circonstances particulières, liée au fait que la gauche a eu 3 sénateurs sur 4, ce qui est très rare. mais au départ ce n’était pas sur du tout que je sois élu. Et je me suis surtout présenté dans le cadre d’un projet collectif pour représenter le monde urbain, donc maintenant j’assume cette tâche et je représente le monde urbain au sénat.

Même si l’opposition est la règle de la démocratie, comment réagit-on en tant qu’homme à la critique ? En tant qu’homme quand on fait de la politique il faut accepter la critique, sinon vous allez être rapidement malheureux. Il ne faut pas être maso non plus, il faut accepter la critique et avoir conscience du faite, que quand on prend des décisions que l’on penses cohérentes avec l’intérêt collectif, on espère prendre les meilleurs décisions, d’abord parfois on peut se tromper cela arrive et puis on ne fait pas toujours que des heureux. Il y a des gens qui ne sont pas content, parce que cela va un peu contre leurs intérêts particuliers ou bien contre leur façon de voir la société. Donc quand on fait de la politique il faut s’attendre a des critiques et il faut les accepter, moi je les acceptes sans problème dès lors que se sont des critiques sur le fond, sur les idées, sur les projets. Je pense qu’il faut éviter toutes critiques personnelles, et qu’il faut laisser la vie personnelle, et la situation personnelle en dehors des critiques politiques. Je pense que quand on est sur des attaques ou des critiques personnelles, il faut les ignorer car ce n’est pas du niveau du débat politique. Par contre quand c’est du domaine de la critique sur les actions et les projets, il faut les analyser parfois il faut en tenir compte d’ailleurs.

Si en mars prochain vous êtes élue pour un second mandat quels en seront les grands axes ? Nous avons 3 grands axes, poursuivre une bonne gestion de la ville et son rétablissement financier car Saint-Etienne à encore un rétablissement financier a opérer car ce n’est pas fini. Il reste encore au moins 6 ans de travail peut-être un peu plus pour rétablir une situation financière comparable aux autres villes, on part de loin en raison de l’histoire. On a le problème des emprunts toxiques qui n’est pas tout a fait réglé, il en reste 5 il faut les sortir, c’est important pour nos enfants et petits enfants. Moi j’en ai réglé 10, il en reste 5, je pense qu’on peut les régler dans le mandat, d’ailleurs peut-être qu’on en réglera 1 avant même. Ensuite il faut améliorer la qualité de vie à Saint-Etienne, continuer à l’améliorer on a encore beaucoup d’effort a faire, d’amélioration a faire pour la qualité de l’habitat, la qualité des services, améliorer la puissance commerciale, améliorer la sécurité, cela reste important, améliorer les nombres de place en crèche, il n’y a pas assez de places en crèches. La qualité d’accueil dans les écoles, il faut que l’on fasse encore des travaux, l’accès aux transports, améliorer la qualité de la vie en ville c’est important pour faire en sorte que les stéphanois si sentent bien et construire des maisons individuelles en villes, il en manque. Améliorer le sport, la culture, tout cela est en cours et on a encore beaucoup de travail. Le 3eme axe c’est l’emploi, le développement économique, l’innovation, la recherche, c’est les activités les emplois de demain qui se créeront avec l’université, ont le fait sur le pole de la manufacture, il faut absolument poursuivre dans ce sens la, pour avoir des entreprises dynamiques qui créent des emplois, c’est un enjeu majeur, c’est les 3 actes sur lequel je vais travailler.

Si vous aviez un rêve fou pour Saint-Etienne ce serait lequel ? Un rêve fou se serait qu’un fleuve traverse la ville, car un fleuve qui traverse une ville c’est toujours un élément d’attractivité important, les villes qui ont un fleuve ont un élément que nous n’avons pas, malheureusement c’est la géographie qui la voulue, que se soit la Seine, le Rhône, la Garonne, regardez les rives de la Garonne à Bordeaux c’est super. Je sais que vous aimez le football votre pronostique pour la coupe du monde ? Brésil – France en finale, la France a les moyens d’aller en finale, s’ils s’en donnent la peine, on a un potentiel énorme, c’est possible que se soit la revanche de 98, au Brésil cela va être difficile, mon souhait c’est une victoire en finale mais mon pronostique c’est plutôt le Brésil sur son terrain.

Rencontre du mardi 21 Janvier 2014, photos ©  Éric Manceau.

 

 

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lestephanoisC Auteur

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