Laurence JUBAN adjointe à la Culture de la ville de Firminy et conseillère régionale

Retour de la politique ce jeudi 7 janvier 2016, avec pour première invitée l’adjointe à la Culture de la ville de Firminy et conseillère régionale. Nous reviendrons sur la campagne pour les régionales sur la politique nationale et locale mais surtout nous mettrons un coup de projecteur sur Firminy et la culture.

Rendez vous sur Loire FM à 18 H ce premier jeudi de janvier.

Pour rappel voici notre première rencontre en Février 2015 pour les élections départementales.

Nous nous sommes croisés plusieurs fois, sans jamais dialoguer. Voila chose faite puisque je suis allé rencontrer Laurence Juban, adjointe à la culture de la ville de Firminy et conseillère Régionale Rhône-Alpes, mais surtout candidate aux élections départementales sur le canton n°6. Cette appelouse à 100 %, toujours ancrée dans l’éducation populaire, d’abord assistante sociale puis dans le cadre de la protection de l’enfance en danger, elle est aujourd’hui chef de service éducatif. Responsable d’une équipe qui accueil des adolescents placés par le juge des enfants. Comme à tous les candidats que j’ai croisés, Laurence a eu la gentillesse de me recevoir et répondre à mes questions, c’est un clin d’œil amical à ceux qui n’ont pas eu la politesse de me répondre…bravo à Laurence qui a jouée le jeu, en posant avec la casquette.

Comment est né votre engagement politique ? Il est né tout d’abord au niveau de ma famille, avec un grand-père syndicaliste, nous regardions les émissions politiques avec la même ferveur. Avec autant d’enthousiasme que les matchs de l’ASSE, j’ai donc grandi dans ce milieu là, dans cette ambiance là, qui disait, qui laissait entendre que l’action publique, que l’action politique, que l’engagement pouvait changer la vie. J’ai grandi avec l’idée que la politique était quelque chose de très important, alors qu’aujourd’hui la politique est défiée, voire méfiée par un certains nombre de nos concitoyens. Moi je pense vraiment que c’est l’affaire de tous, et qu’il ne faut surtout pas laisser cela à des professionnels de la politique. Il faut s’en mêler et s’en occuper, on ne peut pas laisser cela à d’autres. Ma mère était une femme de gauche, quand on a le soucis de l’autre, le soucis de l’égalité, de la justice, d’aider les gens les plus fragile, je pense que l’on est naturellement de gauche. Cela m’a conduit dans mon métier, j’étais animatrice, j’étais dans les quartiers, dans l’éducation populaire, puis ensuite assistante sociale. Naturellement cette ouverture, cet engagement envers les autres, ce plus de justice sociale, c’est être de gauche. Cela ne veut pas dire, qu’il n’y a pas d’humanité chez un certains nombres de gens de droite, mais je pense que quand on a cette idée, non pas du mérite, mais à un moment donné, qu’il y a des gens de part leur héritage culturel, social sont plus en difficultés que d’autres. Tendre la main à ces gens là, c’est être de gauche. Après le terreaux familial, il y a aussi l’histoire des rencontres, moi celui qui m’a porté vers la politique c’est Théo Vial-Massat, parce que qu’en j’avais 21 ans, j’étais animatrice dans le quartier du mas, M.Vial-Massat était le député-maire de Firminy, il souhaitait rajeunir sa liste, il est venu me voir et pour moi c’était quelqu’un, l’homme de la résistance. Il m’a sollicité pour être sur sa liste, et après l’élection d’être adjointe à la jeunesse. Je me suis retrouvée dans la cour des grands à 21 ans, cela a été une aventure humaine et personnelle très forte, très intense.

Vous êtes l’adjointe de M. Petit, à la Mairie de Firminy, je pensais que vous partiez à cette élection ensemble ? Quand vous dites, je pensais que vous étiez avec Marc Petit, j’allais vous dire avec un peu d’humour, moi aussi. En tout cas nous l’avons voulu, dès le mois de juin, nous avons demandés au conseiller général communiste sortant, Marc Petit. Un certain nombre de rencontres, que nous avons eus, et puis très vite, nous nous sommes rendus compte, que nous avions face à nous, un conseiller général communiste sortant qui avait un schéma en tête qui nous mettaient de côté. D’abord il pense vraiment gagner tout seul, en disant je n’ai pas besoin des forces de gauche, socialistes, écologistes, pour pouvoir gagner et poursuivre mon mandat. Cela fait 15 ans que je suis conseiller général, donc je pense qu’il n’y aura pas de problèmes, donc sur de lui. La victoire aux municipales, la aussi poussé je pense, et du coup, il estime vraiment ne pas avoir besoin de nous. Nous nous avons tenus le discours inverse, c’est à dire que ce qui nous a permis de gagner aux municipales, c’est aussi l’union. L’union nous l’avons voulu, ensemble, j’étais deuxième de liste, lui ne voulait pas, par rapport au poste et aux forces en présences, il ne voulait pas de moi, enfin du parti socialiste au poste de 1ere adjointe. Nous avons lâchés ce poste, parce que nous tenions véritablement à l’union. Quand nous avons entendus en Juin puis en Septembre, puis en Octobre et encore en novembre, malgré les discussions que nous avions, que Marc Petit ne voulait pas de nous, on lui a dit très vite, on ne te laisseras pas, Marc, dire « Stop ou Encore », j’ai besoin de vous, venez avec moi, j’ai pas besoin de vous, restez dans votre local. Nous avons dit cela n’est pas possible, nous avons donc des choses à dire, des choses à défendre, des valeurs à mettre en avant durant cette campagne. Et nous le faisons. Nous n’avons donc pas réussi a nous entendre, malgré l’union qui nous a porté aux municipales il y a moins d’un an. Malgré le fait que nous soyons la ville de gauche la plus important du département, cela nous oblige, nous sommes regardés, on devaient être exemplaire. Donc Marc porte seul la responsabilité de la désunion de la gauche aux élections départementales des 22 et 29 mars prochain. Nous lui avons dit, nous lui avons écrit publiquement, les gens le savent, c’est de sa responsabilité. C’est regrettable, c’est dommageable, dans l’air du temps quand on regarde les résultats, lui dit moi j’ai déjà connu d’autres listes de gauche. Sauf qu’il oublie c’est que la situation politique, comme les résultats électoraux ont changés. Il y a ici comme ailleurs, mais ici aussi, un risque, un danger, une menace frontiste, qui est grande. Les scores du Front National aux municipales de Firminy comme d’Unieux sont important. Nous sommes le seul canton, sur l’ensemble du département a avoir deux communes ou il y avait deux listes frontistes, donc il y a un risque, un danger que Marc Petit fait courir à l’ensemble des forces de gauche et démocratique.

Si vous êtes élue, quel est le dossier prioritaire selon vous ? Un des dossier prioritaire sur les compétences du conseil général, qui pour moi est essentiel, c’est la question de l’éducation et de la présence de la laïcité, les valeurs de la laïcité dans les quartiers. Le conseil général a compétence dans les collèges, comme dans la prévention spécialisée, cela veut dire les éducateurs de rue, des centres sociaux, les éducateurs dans les quartiers. Je pense que nous avons véritablement besoin de renforcer une présence humaine, qui rappel les valeurs de la république, les valeurs de la laïcité qui les fait vivrent, qui les incarnent dans les quartiers. Moi je pense, que tous ces hommes et femmes, animateurs, éducateurs, professeurs, équipes pédagogiques, tous ces professionnels de l’éducation, de l’éducatif, engagés dans les quartiers comme dans les collèges, doivent être aidés, formés, ils doivent pouvoir rendre compte, de ce qu’ils entendent au niveau des quartiers, de comment ils appréhendent ces questions là, qui est comment on remet, on ré-injecte, on impulse à nouveau les valeurs de la république et de la laïcité dans nos quartiers.

Ce scrutin s’annonce avec un fort taux d’abstention, que faut il faire selon vous, pour que les gens aillent voter ? Etre candidat, je pense que notre offre politique, notre présence dans la campagne électorale, justement participe à la lutte contre l’abstention. Parce que les électeurs auront plus de choix, ensuite il n’y a qu’une façon, à la fois de lutter contre la défiance à l’action politique, au personnel politique, et aux menaces du front national, c’est l’honnêteté, le courage et la loyauté. C’est à dire l’engagement précis de mesures concrètes, claires qui parlent à tous, et avec la création d’un comité de surveillance qui permet de veiller à l’exécution, à la réalisation de nos 10 engagements. Nous, nous avons pris 10 engagements, que nous allons décliner à partir du 9 mars, nous allons aller de portes à portes, de places en places, nous allons présenter nos 10 engagements. Elles seront présentées également dans notre circulaire, profession de foi, adressé aux 32 000 électeurs du canton. Ensuite nous allons rencontre l’ensemble des maires du canton, y compris celui de Firminy, pour présenter nos 10 engagements, pour un département plus social, plus solidaire. 10 engagements précis que nous allons décliner, que nous allons présenter, qui sont facilement évaluables, estimables, oui ou non, avec des bilans de mandat tous les ans, avec la création du comité de surveillance, pour vérifier la réalisation de nos engagements. Pour lutter contre l’abstention, contre la méfiance de l’action politique et publique, contre la menace du Front National, il faut que nous, nous soyons à la hauteur. Que nous soyons transparent, soyons sincères et que les gens puissent vérifier cela. Cela nous oblige à être sur le terrain, c’est pour cette raison que nous voulons que notre campagne soit une campagne de proximité. Nous voulons discuter avec les gens, les yeux dans les yeux, voila qui nous sommes, voila ce que nous croyons, nous ne savons pas tout, nous sommes capable d’entendre des gens qui ne pensent pas comme nous. C’est cela la démocratie, on lutteras contre le FN, si nous avons la capacité à répondre aux questions qu’il posent. Ces questions là, il ne faut pas les mètrent sous le tapis, il faut les affronter. Il faut les assumer et trouver des éléments de réponse, c’est cela pour moi, l’engagement politique.

Pour finir avez vous un rêve fou, pour le département de la Loire ? Je sais pas si c’est un rêve fou, parce que je pense qu’il est réalisable, faire en sorte que notre département ne soit pas à la traine, par rapport aux autres départements, notamment qui compose la région Rhône-Alpes et au 1er janvier 2016, Rhône-Alpes-Auvergne. Notre département a besoin d’être défendu, valorisé, avec des atouts importants, notamment en termes économiques, et je crois que nous ne connaissons pas suffisamment ligériens, les richesses, les ressources qui sont les nôtres. Moi je suis très proche de Jean-Louis Gagnaire qui est vice-président, en charge de l’économie au niveau de la région Rhône-Alpes, et je sais, son engagement justement, au service du développement économique, et ce développement économique, il est faux de penser que c’est en fermant les barrières du département, en construisant des frontières invisibles, mais des frontières quand même que nous y arriverons. Il faut au contraire, pouvoir développer à la fois, la question du transport, des transports routiers, de la sncf, pour pouvoir faire en sorte que notre département retrouve des valeurs d’attractivités, extrêmement fortes. C’est cela mon rêve le plus fou, parce que si nous sommes en capacité, tous ensemble, de pouvoir lever ce niveau d’attractivité, faire en sorte que des richesses s’installent, c’est l’ensemble de ces richesses qui pourra interagir, y compris sur le quotidien des gens. Donc moi mon rêve le plus fou, c’est plus d’attractivité pour le département, plus de valorisation, plus de reconnaissance des forces de notre département et un meilleur vivre ensemble. Aujourd’hui notre société est trop fracturée, déchirée, nous avons besoin de nous parler., de se rencontrer, de se retrouver à nouveau. Nous avons besoin de fraternité, de convivialité, de chaleur humaine et cela pour moi, ce sont des valeurs très importantes et en tant que militante politique, avant d’être élue, avant d’être assistante sociale, une militante engagée de terrain, c’est ses valeurs qui me paraissent les plus importantes. Ne laisser personne au bord de la route, faire en sorte malgré les différences, à créer cette communauté de vie.

 

 

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Auteur de l’article : lestephanoisC

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