Fernand FRAISSE mémoire de mineur Stéphanois

Ce tourner sur notre passé pour construitre l’avenir, mais surtout célébrer tout un monde, un pan de l’histoire stéphanoise. C’est avec l’ami Fernand FRAISSE, ancien mineur, que nous avons essayez de revenir dans le monde des gueules noires, et parler des festivités pour la Sainte-Barbe. Une émission a écouter ce jeudi 3 décembre sur LOIRE FM 100.9 à 18 H.

C’est avec un grand bonheur que je suis allé rencontrer M. Fernand Fraisse, mémoire vivante de l’histoire de la mine stéphanoise et de la création du musée au puits « Couriot ».

Au fond dès l’âge de 17 ans, tout au long de sa vie il a cumulé objets, histoires et souvenirs d’une époque qui a bien faillit disparaitre sans son obstination à raconter et ne pas effacer, les bâtiments mais aussi la mémoire de plusieurs générations.

Le charbon est extrait à Saint-Étienne dès le XIIIe siècle. Avec le développement de son usage à partir des années 1820, de multiples puits apparaissent sur le bassin.

C’est la présence du chemin de fer qui entraîne le creusement des puits Chatelus en 1850 et 1870, à deux pas de la ville. A la fin du siècle, la compagnie doit chercher plus profond un charbon qui se fait rare. Son ingénieur conseil Henry Couriot propose d’atteindre au moyen d’un nouveau puits une nouvelle couche à plus de 700 m de profondeur. Les travaux sont entrepris à partir de 1909.

 

Interrompus par la guerre, l’aménagement s’achève en 1919, et le nouveau puits prend son nom. « Couriot » fait alors parti des puits les plus modernes d’Europe et peut traiter 300.000 tonnes de charbon par an. Les installations sont sans cesse modernisées. Les installations de lavage aujourd’hui disparues sont reconstruites. Une batterie de fours à coke, une aciérie électrique et une centrale thermique sont installées par la compagnie à sa proximité. Une grande cité ouvrière, la cité de Chavassieux, est progressivement édifiée à deux kilomètres. Pour former un bon mineur il fallait tellement d’investissement que pour ne pas le perdre, on le loge, lui prête un terrain pour jardiner et le médecin est gratuit.

Les chantiers au fond sont également perfectionnés, ainsi que le roulage dans les galeries. En 1936, de nouveaux travaux permettent de porter la capacité du puits à 900.000 tonnes de charbon : la quasi totalité de l’exploitation de la compagnie se fait désormais par « Couriot », devenu ce que l’on appelle un puits de concentration.

L’immédiat après-guerre est marqué par la Bataille du charbon, la nationalisation des mines, puis par la grande grève des mineurs de 1948. Le pétrole tend à remplacer le charbon dans les usages du quotidien, et le charbon français est très cher à extraire. La fermeture progressive du bassin s’engage.

La production est regroupée dans la vallée de l’Ondaine, au puits « Pigeot ». L’extraction cesse à « Couriot » en 1965. Les lavoirs sont arrêtés. En 1973, le puits est définitivement fer. L’avec fernandexploitation souterraine cesse sur le bassin en 1983.

Le musée de la mine ouvre à « Couriot » en 1991. Il connaît aujourd’hui un nouveau développement avec sa transformation en parc-musée, à l’échelle cette fois-ci du site tout entier, classé au titre des monuments historiques avec ses crassiers en 2011. Le musée inauguré en 2014 est ouvert tous les jours sauf le lundi matin, réservation obligatoire pour les groupes.

Dans le couloir de la dernière cigarette avec Fernand, rendez-vous le 4 décembre pour la « Sainte Barbe ».

Pour ecouter en Direct http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/ ou sur la chaine Youtube du Stéphanois à la Casquette.

 

 

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Auteur de l’article : lestephanoisC

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