Florent THOLLOT et Jonathan MOTHE (débat Républicain-Socialiste) sur Loire FM

L’idée d’une renconte entre Jonathan Mothe et Florent Thollot, animateur fédéral des jeunes socialistes et responsable départemental des jeunes républicains est née dès l’enregistrement de la deuxième émission. Jonathan ayant eu envie d’y participer, je me suis dit qu’il serait intéressant d’ecouter deux jeunes gens placés des deux cotés de l’échiquier politique.

A 21 ans Jonathan qui était apprenti boulanger s’est engagé très jeune en politique tout comme Florent son ainé qui lui a 25 ans et est dans le développement économique.

J’avais rencontré une première fois Jonathan, début 2015 extrait de cette rencontre du 26 Février

En effet, c’est en 2012 qu’il rejoint le mouvement des jeunesses socialistes, et il monte les marches rapidement puisqu’il est déjà, l’Animateur Fédéral du mouvement ( Responsable départemental), autonome du Parti Socialiste Loire. Alors pourquoi aller le questionner ? Tout simplement parce qu’un regard neuf est à mon sens très intéressant et qu’il jouera sans aucun doute un rôle dans le futur, si les tenants et les cumulards arrivent à se décoller des sièges et privilèges qu’ils défendent…Pour la petite histoire, Jonathan est né en 1994, je pourrais être son père, et je vais donc le tutoyer.

Comment est né ton engagement politique, mais surtout c’est quoi être « socialiste » en 2015 ? Mon engagement politique est né en 2007, j’avais alors 13 ans et je me suis très vite intéressé aux élections présidentielles. A l’époque, je ne soutenais personne car je ne comprenais pas tout, juste la différence entre la droite et la gauche, et encore !  Mais ce monde politique, qui débattait, qui faisait autant parler les gens me fascinait. Je me posais beaucoup de questions sur les enjeux d’une telle affaire. Puis, en 2010, pendant la réforme des retraites, avec de très nombreux copains à moi je suis entré en résistance contre le gouvernement Fillon et surtout contre cette réforme. Les Jeunes Communistes bloquaient alors l’ensemble des lycées publics de Saint-Etienne. Au Lycée Jean Monnet, où j’étais scolarisé, le lycée avait été bloqué pendant plus de deux semaines… Au début, j’étais largement favorable à cette idée de blocus, je votais POUR tous les jours. Puis le mouvement a commencé à s’essouffler. La réforme était passée à l’Assemblée Nationale ( sans le 49-3 ). Je me suis finalement rangé dans le camp de ceux qui voulaient reprendre les cours et stopper le blocus. J’avais participé à une réunion des Jeunes Communistes mais sans réellement accrocher au discours et à leurs idées.

Concrètement, mon engagement politique a véritablement commencé en 2012 avec l’élection de François Hollande. Il avait porté un discours pour la jeunesse et pour la France qui m’avait conquis. Je me suis intéressé pendant l’hiver 2011-2012 aux Jeunes Socialistes mais sans vouloir m’engager dans le combat car je voulais avant tout réussir mon bac de français. A la base, je me suis dis tu vas adhérer quand tu auras ton bac, en 2013. Finalement, quand j’ai voulu recevoir des informations sur le MJS, j’ai été contacté par Mehdi Dardouri,- alors Animateur fédéral-, en mars 2012.
Au final, en avril 2012 j’adhérais au MJS !

Être socialiste en 2015, c’est être le même socialiste qu’en 2012. Que signifie « moderniser et pragmatiser » notre discours ? Pas grand chose. La modernité c’est de respecter ses engagements. Et respecter ses engagements c’est lutter contre la pauvreté, c’est lutter contre l’exclusion sociale, contre le racisme et l’antisémitisme, c’est se battre pour les droits des salariés, pour leurs salaires, pour leurs conditions de vie et de travail, pour une société du temps libéré où la vie de l’être humain est au centre des préoccupations à la place de la haute finance spéculative, qui elle détruit des emplois.

Tu m’as dit avoir été séduit par le discours de F. Hollande en 2012, est ce qu’aujourd’hui le divorce est prononcé ? Non certainement pas. François Hollande a été le candidat de la gauche rassemblée le 6 mai 2012. Il a été élu comme le Président de la gauche rassemblée le 6 mai 2012. Il doit maintenant tenir les engagements de la gauche rassemblée qui lui a permis de devenir le deuxième Président socialiste de la 5 ème République. Nous avons été élus pour une autre politique, pas pour faire la même chose en un peu moins pire. C’est à nous de jouer, nous sommes là, nous Jeunes Socialistes, pour lui rappeler ses engagements de campagne. Nous sommes une force de proposition, grâce à notre autonomie très certainement, mais aussi grâce aux militants de terrain que nous sommes. Transformer la parole des citoyens en propositions concrètes, voilà notre combat.

 

Après les élections départementales, on nous annonce un remaniement gouvernemental, souhaites tu enfin un gouvernement de gauche ? Je ne pense pas que le problème soit là. Notre souci principal n’est pas une histoire de personnalités politiques. Les enjeux ne sont pas là aujourd’hui. Un changement de ligne politique OUI ! Je ne suis pas favorable à un remaniement. Manuel Valls a réussi à imposer une ambiance gouvernementale de travail et de professionnalisme. Se battre pour que la vie des Français s’améliore, voilà le sens du travail gouvernementale. Après, on peut toujours faire des procès de gauchisme et décerner des brevets de socialisme aux uns et aux autres, mais c’est pas la vision que j’ai aujourd’hui de la politique, même si certains le pratiquent. D’ailleurs chez certains, c’est devenu un sport de haut niveau.

Au niveau local, je te vois beaucoup t’agiter sur les réseaux sociaux, mais ne serait-il pas plus efficace d’expliquer au citoyen comme moi, si les décisions vont dans le bon sens ou pas, au delà des marquages purement politique ? Je suis tout à fait d’accord ! Nous devons arrêter de critiquer à tout va la politique menée par la droite extrême dans nos communes. Il faut démocratiser nos propositions et être beaucoup plus pédagogues avec nos concitoyens qui n’ont pas forcément le temps de s’intéresser aux décisions des exécutifs locaux. Nous devons mettre en avant nos idées, nos valeurs et nos propositions. Mais, au fond, la politique est à mon sens une bataille idéologique quotidienne. Que le meilleur gagne.

Enfin, as tu un rêve fou et comment vois tu l’avenir de Saint-Etienne, car un jour ou l’autre l’alternance finit par arriver ? Que l’ASSE remporte le championnat et la Coupe d’Europe. ouai et que moi je trouve un vrai boulot…

 

 Direct http://tunein.com/radio/Loire-FM-1009-s6578/ ou sur la chaine Youtube du Stéphanois à la Casquette.

 

 

 

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